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 I'm just so sick about it [Jessy & Nate; The beginning of the End]

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MessageSujet: I'm just so sick about it [Jessy & Nate; The beginning of the End]   Dim 13 Juin - 13:07

« Une maladie, un deuil, on en parle... mais un chagrin d'amour scelle les mots au bord des lèvres comme si une incompréhensible pudeur devait les retenir nous empêchant de les communiquer aux autres. »
Eve Belisle.

    Cela va faire quelques jours que j'ai crier sur Lui. Je ne sais pas si il a essayé de m'appeler, mon téléphone mobile a disparu dans la boîte des objets perdus volontairement. C'est la plus haute, côté gauche de mon armoire, le côté où il y a le miroir sur la porte. Souvent, mes yeux se perdent dans ce miroir dans l'espoir de revoir la petite Jessy, brune, innocente. Celle qui était avec l'amour de sa vie et qui savait que les chansons qu'il chantait étaient écrites pour elle. Mais je ne vois que cette tignasse blonde et fileuse, ce visage creusé par les larmes et la fatigue, par le stresse que me procure les examens. Vous savez? Les fameuses révisions que l'on utilise comme excuses quand rien ne va, accompagnées de la fameuse « Je peux pas, j'dois réviser. Je me coucherais surement tard ». C'est sur que ça rend mieux que « Je peux pas, je dois me morfondre sur mon lit jusqu'à pas d'heure et dire à tout le monde que tout va bien quand j'arrive en cours. ». J'ai d'ailleurs longtemps hésité à retourner en cours...

    Mais j'y suis. Encore aujourd'hui. Même si mes « camarades de classe » m'ont lancé des regards intrigués par le nouveau style que je me suis donné. Bien sur, il n'y a pas que mes cheveux. Il y a mes lèvres qui ont prit un peu de couleur, en ce moment c'est du rouge cerise, mes yeux sont surmonté d'un peu de bleu et je commence à savoir marcher avec des talons et porte des vêtements simples. Fini les breloques sur mes fringues et mon sac. Parce que je veux le moins possible ressembler à celle qu'il aimé. Histoire de lui donner une raison de me laisser tomber pour une autre. Même si je ne suis pas certaine que j'arriverais à tenir cette Jessy longtemps...
    La seule chose qui ne changera pas d'ici un moment, mon aversion pour l'informatique et la technologie mit à part, c'est mon cœur que j'entends remuer contre mes côtes. J'entends les morceaux brisés, comme du verre, sonner contre ma poitrine. Un miroir brisé, c'est sept ans de malheur. Et un cœur?

    La journée de cours est terminée et je rentre chez moi.
    Pour le moins possible penser à tout ça, je ne fais que bosser. Bosser, bosser. Sauf le soir. Le soir, je ne sors pas. Je reste chez moi, et je m'amuse à réaménager ma chambre. Je n'ai pas eu de nouvelle discussion avec personne à ce propos... Je leur fais peut être peur.
    Tandis que je me précipite à travers le parking pour emprunter la petite porte qui me mènera sur la route de chez moi, je trébuche et retrouve tout mes cours par terre, et peut être bien la cheville foulée aussi. Dans un juron, je me frotte le pied alors que je suis assise par terre. Heureusement que je suis en jean aujourd'hui.
    L'ancienne Jessy, elle, aurait pleuré de stresse. Moi, je me contente de récupérer mes feuilles, restant par terre pour que ma cheville ne se torde pas d'avantage...
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MessageSujet: Re: I'm just so sick about it [Jessy & Nate; The beginning of the End]   Lun 14 Juin - 20:26

    Parce qu'il fallait qu'on prenne le temps de parler, parce que même si mon coeur se sent déjà mal de devoir la voir, je me devais de tout faire pour la croiser, puisqu'elle ne réponds plus à son téléphone. Jessy et moi, c'est la fin, c'est ça ?
    Alors je me suis précipité vers le campus aujourd'hui, parce que je me devais d'aller à son encontre. Jessy Lewis, c'est toute une partie de ma vie.

    Sans savoir où aller chercher j'ai parcouru toute l'enceinte du parking, le temps d'une journée. Essoufflé, et fatigué surement, je m'avance vers le dernier endroit que je n'ai pas vu aujourd'hui. D'ailleurs, je ne sais pas ce que je vais foutre la-bas, parce que je n'espère même pas la croiser dans un parking d'étudiant bien élevés.

    Mais je m'avance quand même, et ne prends même pas la peine de regarder de tous les côtés, je suis trop tourmenté à présent, où est elle passée ... ? J'entends alors un bruit qui attire mon attention, une blonde vient de lacher tout ses papiers sur le sol, instinctivement je m'approche d'elle, décidé à l'aider, puisque je ne trouverais pas Jessy aujourd'hui.

    J'attrape les pages blanches qui sont sur le sol, et relève la tête vers celle qui me regarde déjà. C'est avec un raté dans mon coeur que je me rends compte de celle qui se tient devant moi. Une fille, petite amie, qu'il me semble avoir connu. Qui est elle en réalité, à présent ?

    - Jessy ... je me surprends à murmurer. Mais, qu'est ce que tu as fais ? ma phrase est sortie de ma bouche, sans que je puisse la contrôler, désolé.
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MessageSujet: Re: I'm just so sick about it [Jessy & Nate; The beginning of the End]   Mar 15 Juin - 11:41

    Parler. Il paraît que c'est ce qu'il faut faire. Que la communication est le meilleur moyen de régler un problème. Il faut croire que tout le monde ne croit pas en cette règle. Je l'ai vu s'éloigner de moi pendant un long moment et jamais pourtant il n'est venu m'en parler. Alors? Qu'a t il a dire pour sa défense? Je ne veux même pas l'entendre... Je viens de me faire un mal de chien et je suis assise par terre, dans le parking de ma faculté, en train de ramasser tous mes cours de la semaine. Heureusement qu'on était vendredi, je n'aurais pas pu tenir une journée de plus tant je m'épuise au travail.

    C'est quand je vois une main se poser sur une de mes feuilles que je relève les yeux vers ce visage familier et je ne peux m'en dépêtre. Je le fixe, scrute et me rappelle le moindre de ses traits. J'ai aimé ce visage, je l'aime encore bien sur... Mais ça ne pourra plus jamais être la même chose qu'avant. De toute manière, j'ai fait ça pour que ça ne le soit plus. Qu'il m'oublie pour de bon. J'étais loin de me douter qu'il cherchait à me contacter depuis tout ce temps. Je l'ai dit, j'ai perdu mon téléphone. Volontairement.

    Lui prenant les feuilles des mains dans un geste un peu sec, je n'aime pas l'entendre me demander ce que j'ai fait et je fronce les sourcils. Même si le fait d'entendre mon prénom dans sa bouche m'a toute chamboulée, il n'a pas le droit de me demander ce que j'ai fait. Je n'ai rien fait. C'est lui qui a fait ça...


    « C'est à cause de toi. J'n'ai rien fait. C'est toi. »

    Je lui lance, peu fière de moi, les fesses toujours sur le béton à cause de cette cheville endolorie, mais franche tout de même. J'étais en colère contre lui et contre l'ancienne moi. Contre la nouvelle aussi. Mais pour le moment, je la laisserais parler.
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MessageSujet: Re: I'm just so sick about it [Jessy & Nate; The beginning of the End]   Dim 27 Fév - 19:34

Et je soupire, ne comprenant pas pourquoi. Je m'en veux d'être là. M'en veux de ne pas aimer, cette couleur là. Je ferme les yeux, et me surprends de ne pas avoir envie d'entendre sa voix, voir son expression changer. Me dire que tout ce qu'elle pourra faire je le connais par cœur, bien trop par cœur. Et je ne sais toujours pas si je suis capable de pouvoir abandonner cela. J'ai juste besoin d'aide, je crois.

    « C'est à cause de toi. J'n'ai rien fait. C'est toi. »


Alors, je ne sais pas quoi faire. Mon esprit s'embue, inondé par d'innombrables pensées. J'aimerai pouvoir y répondre, tout et peut même n'importe quoi. Lui dire que la couleur, ce n'est pas moi qui lui ait mis sur les cheveux, que je ne l'ai pas forcé, que voilà ... Et puis, rien, tu vois ?

Je ferme les yeux, parce que c'est plus fort que moi, essaie de l'imaginer, telle que je la voyais, avant. Avant tout ça, cette histoire, cette chose que je fais sans le voir, sans le contrôler. Je la brise comme jamais. D'avoir peur de la faire pleurer, craquer, j'en viens à ne plus rien contrôler. A oublier, ce que c'était Jessy et Nate au départ, quand tout allait bien dans l'histoire.

Oui, c'est bien ça, n'est ce pas ? Ca vient de moi, pas d'ailleurs, ni de je-ne-sais où, ça vient de moi. Moi qui a tout chamboulé, qui ne la plus regardé comme elle devait. Moi, qui ne lui donnais plus les mêmes baisers. C'est moi, Jessy, j'ai compris, assimilé, tout ce qui fait que l'on peut comprendre les choses. Je sais.

Je tends la main vers elle, parce que je me dis que surement, je n'ai pas le choix. Que je ne peux pas me permettre de la laisser là, la briser un peu plus, la laisser tomber en beauté. Et si je dis que je m'excuse va-t-elle me répondre que ce n'est pas correct ? J'ai mal au ventre plus que ce que j'ai mal au cœur. J'ai peur plus que ce que je souffre. Je pourrai jurer que je suis désolé. Et ça servirait à quoi ? Jessy ...

    - Relèves toi.


S'il te plait.
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MessageSujet: Re: I'm just so sick about it [Jessy & Nate; The beginning of the End]   Dim 1 Mai - 22:18


Je souffre doucement de cette mascarade qui ne me ressemble en rien. Les talons et les cheveux blonds ne sont pas pour moi, ils appartiennent à Tina. Le maquillage n'est qu'un artifice qui enflamme ma peau tant je le hais. J'ai voulu me jouer du vent pour m'oublier, pour répondre au murmure de la brise qui me soufflait que les fous ne souffrent pas lorsque leur cœur se retrouve brisé à leurs pieds.

Le cirque de ma parure ne trompe personne, et encore moins moi. Je ne peux me résigner à tirer à trait sur celle que je suis, parce que son cœur, lui, m'a oublié. Je m'y refuse, et me surprends à me détester soudain d'avoir voulu essayer, d'avoir cru que me défaire de moi arracherait la peine qui se consume en moi.
Je ne suis que Jessy, celle dont il était amoureux, autrefois.

« Relèves toi. »

Je relève les yeux pour apercevoir sa main, tendue vers moi. Et j'ai mal, de cette petite mort qui flirte avec mon cœur depuis que le sien ne ne répond plus au son de ma voix.
Sa main, si proche, semble se rire de moi, me rappelant que je n'ai su le garder à mes côtés. Il est loin, désormais, ne m'appartient plus. Il n'est plus mien, et les heures passées à tatouer du bout des doigts son corps de mon nom n'y changeront rien.

Je hoche la tête, et mord ma lèvre, retenant entre mes dents serrés un sanglot qui ne demande qu'à s'exprimer. Ma main refuse de prendre la sienne, parce qu'elle n'en n'a plus la force.
Je ne rêve plus désormais que de la fin. Ôte ton masque, et avoue-moi ce que je sais déjà.
Mais avant de me briser, promets-moi que tu n'oublieras jamais m'avoir aimé. Qu'un peu de moi subsiste encore en toi, lorsque je quitterai pour toujours tes bras.

« J'ai mal, Nate... »

Mes doigts enserrent ma cheville dont la douleur me paraît su loin qu'elle semble ne pas m'appartenir. Mes yeux trouvent les siens, le suppliant du regard de lâcher une bombe qui nous détruira enfin, de me laisser là, avec ma cheville endolorie et mes larmes.

Regarde ce que j'ai fait de moi, ce que nous avons fait de nous. Tout ça ne mène plus à rien. On s'illusionne, se trompe, trahi nos cœurs qui demandent grâce.
Nous ternissons de nos mensonges tout ce qu'il restera bientôt de ce « nous » que je chérirai pendant encore longtemps après toi.

« Mais c'est surement mieux ainsi. »

Épargne nos souvenirs Amour, c'est désormais tout ce qu'il me reste de toi.

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MessageSujet: Re: I'm just so sick about it [Jessy & Nate; The beginning of the End]   Lun 20 Juin - 18:12

J'ai mal de la voir comme ça, de me dire que tout cela peut venir de moi. Elle était belle, ma Jessy avant ... Avant moi, je crois. La vérité est là, tout cela ne peut pas juste venir de moi. La phrase est mal prononcée, mal choisie, mal tout ce que vous voulez. Cela vient de moi, voilà. Je l'ai détruite sans le voir, me suis détruis aussi petit à petit. Je ne suis qu'un con et maudis le monde entier qui dit que Nate fait partie des gentils. Que Nate est sans histoires, que Nate, bon sang, c'est un mec bien.

Et alors, ils diraient quoi tout ceux là, aujourd'hui ? Je ne sais pas, mais je sais ce que moi je dirai. Qu'ils avaient tord. Tout simplement, purement tord. Un mensonge qui me brûle l'estomac à moi aujourd'hui. Et je n'ose même pas ce que cela provoque chez elle. Ma Jessy ... Non, mon ancienne Jessy. Tout est fini, tu y crois toi ? Moi, je ne sais même plus, je ne sais pas.

    « J'ai mal, Nate... »


Moi aussi, crois-moi. Cette histoire ne me fait pas plaisir. Elle me hante, me dévore. Me prends de l'intérieur, vient d'un autre monde, d'un ailleurs. Un endroit où surement il n'y aurait pas de Samantha. Je suis désolé. Je jure que c'est vrai. Je suis désolé à en crevé.

    « Mais c'est surement mieux ainsi. »


Alors ma gorge me brûle devant l'évidence que cette phrase vient de lancer à mon esprit. C'est mieux ainsi, vraiment tu crois ?
Mais c'est mieux pour qui ? Pour toi ou pour moi ? Parce que pour l'instant je ne vois qu'un gagnant, et il n'est pas fier d'avoir remporté le prix. Je suis libre et puis quoi ? Tu souffres en silence, tu pleures une vie que je devais t'offrir et que je te refuse simplement parce que mes yeux se sont posés sur une autre ?

C'est n'importe quoi, j'avoue que même moi je ne comprends pas. Jessy, pleures-tu la nuit ? Tortures-tu ton esprit en pensant à moi ? Est-ce que je te blesse autant que je le crois ? Est-ce que j'ai pourri ta vie comme je suis en train de briser la tienne ? Je ne sais plus ce que je veux.

On est en train de se quitter, c'est ça. Ou tout du moins on le fait une nouvelle fois. Tu sais, je te supplierai s'il le fallait pour qu'on recommencer à faire semblant, que je recommence à faire semblant. Qu'on redevienne comme avant si cela peut engendrer que tu redeviennes toi. Mon bonheur pour le tien, je suis prêt à payer. J'ai tout le temps, et si Sam ne m'attend pas, c'est qu'elle n'est pas aussi bien que ce que je crois.

    - Jessy, pardonnes-moi.


Dis-moi que c'est fini, et que je peux aller vivre ma vie. Ne m'enferme pas dans un monde où je ne plus être. Délivres-moi de tout ce mal que je t'ai fais, et que je te fais encore. Pitié ...
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MessageSujet: Re: I'm just so sick about it [Jessy & Nate; The beginning of the End]   Dim 16 Oct - 7:39

Noyée du cœur aux yeux, je me souviens. De nous, de tout. Nos premiers mots, nos premiers rires. Les premières esquisses d'un futur pensé pour deux, les premières mélodies. Le premier « Je t'aime » que tu m'aies dit, rivé vers mon cœur qui s'est fendu en deux pour l'accueillir. De ces jours, ces mois, ces années emplies de ta présence, vivant parce que signés de ton nom.
De ce toi, inscrit partout en moi, depuis la première fois. Dans mes tripes, mes veines, mes os, mes doigts. Ton odeur, ton rire, tes mots, partout dans ma tête, jusque sous ma peau, qui, elle le jure, ne sait comment se passer de toi.


« Jessy, pardonnes-moi. »


Mes larmes, traitresses, coulent le long de mes joues, me laissant me noyer seule dans notre silence de ses derniers mois. J'ai mal, d'un mal qui m'arrache chaque partie de moi, trop dépendantes de ta présence pour choisir de rester auprès de ce qu'il restera de ma carcasse, après toi.
Et, dans un courant d'air, j'aperçois mes cheveux, au travers le trouillard de mes yeux. Les mèches blondes volent autour de mon visage, et me rappellent Tina, ma Tina.
Alors, dans un sursaut, je relève mon regard vers lui.


« Dis-moi... »


J'étouffe un sanglot, relâchant ma cheville, qui, comme le reste de moi, hurle pour qu'on la répare. Les yeux accrochés au blond de mes cheveux, je me redresse, ballotant contre mon flan l'impression grandissante de laisser un peu plus de moi à chaque centimètre qui m'éloigne du sol.
Je vais me briser, Nate, contre ce béton que j'ai foulé tant de fois, à cette époque où l'on s'aimait encore, souviens-toi. Je vais te laisser me quitter, et prier pour un sursis qui ne viendra pas.


« Dis-moi que tu m'as aimé. Que tu m'as aimé si fort... si fort que l'on aurait pu crever d'une overdose d'amour, toi et moi. Dis-moi qu'on aurait pu en mourir asphyxiés, calcinés. Qu'on aurait pu finir le cœur en cendres tant on s'est aimés.
Dis-moi que je serai à toujours ton premier amour... Celui que l'on n'oublie pas, qui ne s'efface jamais tout à fait. Ensuite, dis le moi encore une fois, pour que je ne l'oublie pas. Cris-le, même, s'il le faut. »


J'effleure du bouts des doigts mes cheveux, une nouvelle fois. Cherche de la force là où je sais que je n'en ai pas. Serre les dents, ferme les yeux un instant, refoulent les larmes pour un temps. Les rouvre pour mieux fixer ses yeux, ses lèvres, son nez et chaque détail de lui, pour les graver en moi, une dernière fois. Le dévorer une regard, imprimer son image dans ma rétine, sous mes paupières, dans ma mémoire. Une dernière fois.


« Et puis... Et puis dis-moi que le temps a eu raison de nous, que je t'ai perdue en cours de route. Dis-moi que tu ne sais plus... que tu ne sais plus comment... »


Ma voix se brise, se perd, et mes yeux quittent les siens. Au bord du gouffre, un pied dans le vide, j'attends la chute, à la recherche de quelques instants de plus, pour en finir. Avec nous, avec moi.


« ...Comment m'aimer. »

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MessageSujet: Re: I'm just so sick about it [Jessy & Nate; The beginning of the End]   Lun 4 Juin - 18:37

    « Dis-moi... »


Que le monde ira mieux demain ? Que tu seras mieux sans moi, même si tu ne le vois pas ? Que pour toi j'aurai tout fais, même faire semblant de continuer à t'aimer. Je te dirai le ciel, les nuages, les fleurs et le soleil, la lune, la pluie, le vent. Je te conterai milles histoires pour enfant si cela pouvait te servir à m'oublier, à te dire que sans moi tu vas mieux, qu'avec moi, tu sombrais. Qu'ensemble on n'était pas si bons que cela. Je te dirais que plus tard, tu comprendras, que plus tard quand tu seras mariée, tu riras en te disant que tu as manqué de te détruire pour un musicien rêveur. Quand tu seras mariée, je te dirai même que je regrette ce que je t'ai fais. Je te dirai que le froid n'existe pas, même si tu es persuadée de n'avoir que ça loin de moi. Je te dirai, Jessy, que je t'ai aimé plus que je ne le devais, mais que cet amour s'est enfui, qu'il m'a quitté avec le temps et qu'aujourd'hui, le temps, il me semble long, il me donne cette impression de rouiller. Je suis désolé.

    « Dis-moi que tu m'as aimé. Que tu m'as aimé si fort... si fort que l'on aurait pu crever d'une overdose d'amour, toi et moi. Dis-moi qu'on aurait pu en mourir asphyxiés, calcinés. Qu'on aurait pu finir le cœur en cendres tant on s'est aimés.
    Dis-moi que je serai à toujours ton premier amour... Celui que l'on n'oublie pas, qui ne s'efface jamais tout à fait. Ensuite, dis le moi encore une fois, pour que je ne l'oublie pas. Cris-le, même, s'il le faut. »


Je ferme les yeux, j'ai écouté ses mots comme on écoute une mélodie, une des ses chansons qui fini mal. Un de ses chansons qui fait pleurer. Je me sens comme je ne sais quoi, je suis mal dans ma peau, je regrette mes mots. J'aurai du me taire, faire semblant, j'aurai du continuer, continuer à t'aimer, j'aurai du me forcer encore plus fort, j'aurai du Jessy.

Et je t'ai aimé, je te jure, je l'ai fais, je t'ai aimé comme on aime son premier amour, celui qui est censé durer toujours mais qu'en réalité ne fait qu'un temps. Je t'ai aimé comme la seule fille qui ait réussi à me faire pleurer. Je t'ai aimé comme mes chansons te l'ont dit des centaines de fois, je promets elles étaient toutes pour toi, avant tout cela. Je t'ai aimé du bout de ton nez jusqu'au courbe de tes jambes. Je t'ai adoré, apprécié, j'ai appris à te connaitre si bien que je sais que cette couleur ne vient pas de toi. Je t'ai aimé Jessy, jusqu'à en crever, mais maintenant, c'est d'être avec toi qui me crève. Je ne peux plus, je meurs d'être enfermer. Un jour, je te regretterai, je le sais. Un jour.

    « Et puis... Et puis dis-moi que le temps a eu raison de nous, que je t'ai perdue en cours de route. Dis-moi que tu ne sais plus... que tu ne sais plus comment... »


Ce n'est pas le temps, c'est moi, ce n'est pas nous, c'est moi, ce Nate que tu as placé trop haut, et qui est pourtant si bas. Je ne suis pas digne de toi, tu le sais, je le sais, je t'en supplie ne me demande pas de t'expliquer. C'est arrivé, comme ça, cela doit arriver aux meilleurs, je le sais, j'ai oublié, ce que t'aimer veut dire, et je me suis perdu dans une solitude où je ne voulais pas te voir pleurer, souffrir pour moi, je n'aurai pas pu supporter. Aujourd'hui, c'est moi qui souffre. Laisse-moi partir.

    « ...Comment m'aimer. »


Je ferme une nouvelle fois les paupières. J'accuse la vérité de ses paroles. Je ne sais plus, c'est vrai. Je n'ai plus de force pour cet amour là. Je n'ai plus d'envie pour cette histoire. Je n'ai plus rien, je ne ressens plus ce sentiment, celui qu'on ressent lors des premiers moments. Je n'ai plus envie de sourire tant je me soucie du fait que toi te le fasse. Je te promets, je ne peux plus y arriver. Et dieu sait que je me hais. Mais je préfère me haïr loin de toi plutôt que de me détester proche de toi.

Je soupire, je m'avance vers elle, je ne sais pas quoi faire, je ne suis pas douée pour parler de sentiments, je préfère de loin les chanter. Mais je m'approche quand même, parce qu'elle a partagé avec moi les plus beaux moments de ma vie, et je veux qu'elle le sache et si aujourd'hui c'est un au revoir je veux savoir qu'elle sera là quand même et que moi aussi, de loin, pour se dire bonjour parfois, comment tu vas ? Et parler de l'ancien temps, celui où on savait encore comment s'aimer, celui où je n'avais pas encore dérapé.

Et même si elle ne veut pas, même si elle résiste, je ne sais pas, je la prends dans ma bras, la serre de toutes mes forces, coeur et corps. Je veux qu'elle sache que je suis là, malgré tout et surtout malgré moi. Que j'ai peur qu'elle souffre et que je la protègerai tant qu'elle voudra de moi. Je murmure à son oreille les paroles d'une chanson, quelque chose qui me fait surement passer pour un con.

    - Here I am
    Writing my last song for you
    Hear the words carefully
    And you'll see it's you
    I'm leaving
    Don't want to be the one to tell you
    That I can't stay another day ...


Je la serre encore plus, prête à l’étouffer, lui montre que ouais, de notre amour on aurait bien pu en crever, si on avait voulu. Qu'on était parfaits, quand je l'aimais. Je dépose un baiser sur le haut de sa tête mais je ne la lâche pas pour autant, je suis là, tu vois, même si je m'en vais, je suis là, crois moi. C'est notre dernière danse, notre dernière chanson, mais je te jure, te promets, Jessy, bon dieu, ce que j'ai pu t'aimer ...

    - Oh and I'm gonna miss you
    But I can't go back
    Even just to kiss you
    Cause I can't exist
    Just living a lie
    Gotta lot of love to give
    You know before I die
    And as I watch you
    Sing along
    It's killing me to know
    That it's your last song
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MessageSujet: Re: I'm just so sick about it [Jessy & Nate; The beginning of the End]   

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