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 Métanoïa •• Nate & Sam

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MessageSujet: Métanoïa •• Nate & Sam   Dim 13 Juin - 13:31


C'est dans la douleur de l'instant, dans l'agonie de l'absence que les choses m'apparaissent dépourvues de toute importance.
Pourtant, je ris, je souris, en bonne spectatrice que je suis. Aux mauvaises blagues douteuses, aux rires gras, aux paroles grisées de mes amis mises à mal par la tequila. Je m'imbibe des frasques de mes camarades de classe, tout à leur bonheur d'avoir passé cet examen tant redouté.

Lexie se lève, non sans mal, et bégaye des mots rendus incohérents par le voile d'alcool qui anesthésie ses pensées. Son verre vide trône dans sa main, et mon propre esprit lucide parvient à faire le lien. « Laisses, j'y vais. » je lance avant de saisir son verre et de me frayer un chemin dans la foule vers le bar. Je commende deux Cosmo, pour elle, et pour moi. Parce qu'aujourd'hui, j'en ai assez d'être parfaite, d'être sage.

Je pense au concert d'hier. A toutes ses paroles que je l'ai écouté chanter, sans en perdre une note, dans l'ombre de ma meilleure amie surexcitée. Je me souviens de son regard brulant et de ses lèvres tremblantes, de chaque émotions ayant traverser mon corps. Et je me souviens avoir pensé qu'elle était bien fortunée, la belle à qui ces chansons étaient dédiées. Qu'elle ne pouvait en aucun cas être plus heureuse qu'elle ne l'est, la maitresse de son cœur. Et c'est sur l'une de ces plus belles chansons, que ma tristesse et ma jalousie s'est mué en une larme furtive, ode à un amour déchu et passé.

L'homme passablement éméché à mes côtés m'annonce que ses verres me sont offerts, et je le remercie d'un sourire, avant de me détourner en vitesse de lui. La foule m'oppresse, et maladroite, je bouscule quelqu'un à peu trop proche de moi, renversant la moitié de mon verre par terre, trempant ses chaussures par la même occasion.

« Oh mon Dieu, je suis désolée. Sarah me l'a toujours dit, pourtant : Regardes où tu marches. C'est insensé, ça, tout de même. Impossible de mettre un pied devant l'autre sans provoquer de désastres. Je suis une tornade de destruction en sommeil, quelque chose comme ça. Un vrai catastrophe ambulan... »
Mes mots se meurent alors que mon regard accroche celui de l'inconnu que j'ai percuté. Inconnu pas si inconnu de mes pensées qu'il n'y paraît.

Mon cœur tremble au rythme d'un vertige enchanteur, d'une claustrophobie souveraine. C'est en cet instant que je me trouve en pleine possession de toutes mes aptitudes sensorielles. La musique grésille, et le néant ne semble être que la résonance de mes derniers mots.

« Je m'appelle Sam. »
Un cri et son écho. Je soupire en silence et maudit les anges de ne pouvoir hurler cette vérité qui hante mes jours et mes pensées. Chantes-moi combien ton bonheur t'aliènes et te fait vibrer au quotidien. Aides-moi à ne plus t'aimer en secret, à te haïr tant je souhaite que mes songes soient vrais.
Arraches-moi le cœur aux ciseaux, et lacères-le à coups de couteau. Il est tien, sans même que tu ne connaisses mon visage ni ces fantômes qui jamais ne m'abandonnent. Tu es mon cœur, mon sang.

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MessageSujet: Re: Métanoïa •• Nate & Sam   Lun 14 Juin - 20:13

    Je me frapperais surement si j'en avais le courage d'être ici plutôt que d'être auprès de celle qui est ma petite amie. Mais c'est plus fort que moi, tout mon être me disait de m'éloigner d'elle, je voulais une soirée, juste une, rien qu'à moi, à ne pas me torturer pour une fille qui ne me mérite pas.

    Mes amis ne sont plus avec moi dans cette salle qui me semble trop pleine. Je suis venu avec eux, mais je les ai perdu dans ma folie naissante. Tous me disent, que je suis dingue, de penser à laisser partir Jessy. Je regarde autours de moi, parce que je me dis que mine de rien, il faudrait que je retrouve ceux avec qui je suis venu.

    Me traçant un chemin à travers la foule, je me rends compte, qu'au final, je n'y vois rien. On est quel soir déjà, pour que le bar soit aussi plein ? Je ne supporte la foule que lorsqu'elle me regarde et adule un chanteur qu'elle imagine parfait ... J'aimerais tellement chanter. J'avance avec cette nostalgie qui me colle à la peau, pourquoi mon cœur a choisit quelqu'un d'autre que Jessy ?

    « Oh mon Dieu, je suis désolée. Sarah me l'a toujours dit, pourtant : Regardes où tu marches. C'est insensé, ça, tout de même. Impossible de mettre un pied devant l'autre sans provoquer de désastres. Je suis une tornade de destruction en sommeil, quelque chose comme ça. Un vrai catastrophe ambulan... »

    Le choc de l'a rencontre est passé si vite que je ne m'en suis pas rendue compte. Et je me surprends à vouloir poser un doigt sur ses lèvres parfaites pour l'empêcher de parler un peu plus ... Mais d'un autre côté, j'aimerais tellement l'entendre parler pendant des heures. Sauf que ... Ce n'est pas elle que je suis censé aimer.

    « Je m'appelle Sam. »

    J'esquisse un sourire parce qu'elle ne se doute pas que je connais son prénom aussi bien que toutes mes chansons. Que je sais que c'est pour elle que j'écris à présent, et non pour ma petite amie. Qu'au monde entier je chante l'amour d'une fille qui ne pourrait m'aimer, tant elle semble parfaite devant mes yeux illuminés. Passe ton chemin, d'accord, jolie princesse, ne m'oblige pas à rêver un peu plus. Laisse moi seule dans cette vie où je ne suis pas avec toi mais avec Jessy. Et même si je souhaite son départ, je ne peux m'empêcher de répondre ;

    - Je sais.

    Dieu, pardonne moi de lui avoir parlé.
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MessageSujet: Re: Métanoïa •• Nate & Sam   Mar 15 Juin - 10:03




Je voudrais que la Terre cesse de tourner. Emprisonner sa présence dans les rouages du temps, de peur de le voir disparaitre, tant sa présence près de moi semble être bien trop belle pour être vrai. Un mirage, une hallucination scandalesement parfaite orchestrée par mon seul esprit.

La profondeur hypnotique de son regard me donne envie de devenir une autre. D’être moi, loin de celle que je suis lorsque mes apparences ne sont plus à sauver. Ne plus être la jolie poupée superficielle au sourire immaculé, mais n’être que la petite fille orpheline avant l’âge, éperdue de lui à jamais.

This is my life
Its not what it was before
All these feelings I’ve shared”


« Je sais. » Ses mots me percutent de plein fouet, et j’en reste tremblante, chancelante. Je sens mon masque se briser, et perds le contrôle de ces apparences qui pourtant, ont su résister contre vents et marrés. Tout ça parce que, bon sang, il connait mon prénom.

“And these are my dreams
That I’d never lived before”


Faute de m’aimer un jour – puisque je sais que cela n’arrivera jamais – je rêve de le voir m’apprécier pour mes qualités. Pour mes défauts, aussi. Pour ma bouche qui parle plus que je ne saurais en penser, pour les larmes qui coulent parfois le long de mes joues, lorsque, seule dans l’ombre de ma chambre, je peux alors me permettre de n’être que moi. Pour la faiblesse de mon être qui rend tous les maux du monde miens, et pour n’être qu’impuissante face à ceux qui oppressent ma sœur.
J’aimerais qu’il me connaisse, et qu’il m’apprécie, pour que je puisse, dans l’écho de son rires, apprendre à ne l’aimer que davantage.

“Somebody shake me Cause I,
I must be sleeping”


Laissant l’air suffocant de la pièce emplir mes poumons, je vide mon verre d’une traite, grimaçant au gout. Puis, soudainement anesthésiée, je me permets enfin de parler. « Tu bafoues toutes les règles de la bienséance, là. Tu auras normalement du dire quelque chose comme “Enchanté Sam, moi c’est Nathanaël” Ou quelque chose du genre, n’importe quoi. Mais pas deux mots, et un orchestre de silence. Le silence m’effraie, je me sens obligée de le combler, ensuite. Et en général, c’est le meilleur moyen d’effrayer les inconnus et de les faire fuir de concert. » Mes nerfs se jouent de moi, mon cœur bat à en imploser, réduisant ma cage thoracique à néant. Je secoue la tête, et craque une moue d’excuse à son attention.

« Ne pars pas. » je murmure d’une voix faible, éteinte. Pour l’espace d’une soirée, laisse moi devenir l’ombre de ton sourire et de tes pas. « S’il te plait. » La moi que j’ai su crée d’une illusion que trop bien contrôlé se serait justifié, aurait plaidé l’ennuie ou la folie pour expliquer ces mots qu’elle venait de lâcher. Mais elle n’est plus là, désormais, perdue hors de cette bulle que mon cœur a créé, seulement pour lui et moi.

“These are my words
That I’ve never said before”


Je me souviens encore du premier jour où je l’ai vu. Tout cela me semble si loin que la sensation de le connaitre depuis toujours me tiraille de toutes part. Pourtant, le souvenir est si vif que même aujourd’hui, le film de mes pensées reste toujours aussi parfait.
Je me souviens de chaque parole qu’il a chanté, de chaque chanson, troublante de vérité, qu’il a interprété. Je me souviens de mon cœur, battant au rythme de sa respiration cadencée. De toutes ses notes, les inflexions de sa voix, de son regard et son éclat.
Et, perdue au-delà du décor qui rythme mes pensées, je craque un sourire si sincère qu’il semble ne plus me ressembler.

“And this is the smile
That I’ve never shown befor
e”


S’il te plait, ne m’abandonnes pas. Pas ce soir. Laisses-moi rêver, l’espace d’une nuit, au bonheur de pouvoir être avec toi.

“I'm so afraid of waking
Please don't shake me”



Dernière édition par Samantha Suarez le Ven 18 Mar - 13:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Métanoïa •• Nate & Sam   Mar 1 Mar - 15:43

J'ai envie de tout, de rire, de sauter, hurler, crier au monde entier que je suis pour l'aimer. Que de sa voix j'en ferai rêver la majorité des gens qui se trouve dans cette salle bondée. Lui montrer que je ne suis pas quelqu'un de méchant, que je n'ai pas voulu en tomber amoureux alors que je suis avec une autre personne.

Non, j'ai réellement tout fait pour m'en empêcher. Et puis j'ai compris que je ne pourrai pas résister bien longtemps. J'ai compris bien avant ce soir, Samantha, tu sais, j'ai compris au moment où c'est ton visage qui est venu se placer dans mon esprit lorsque j'écrivais.

Ça n'avait rien d'une obsession, rien d'une simple muse ou quoi que ce soit, je voulais juste que ce soit toi. Alors mon cœur s'emballe, j'ai envie de pleurer, parce que je m'en veux d'être là, d'être aussi heureux, comme ça. Quand c'est Jessy qui devrait me mettre dans cet état.

    « Tu bafoues toutes les règles de la bienséance, là. Tu aurais normalement du dire quelque chose comme “Enchanté Sam, moi c’est Nathanaël” Ou quelque chose du genre, n’importe quoi. Mais pas deux mots, et un orchestre de silence. Le silence m’effraie, je me sens obligée de le combler, ensuite. Et en général, c’est le meilleur moyen d’effrayer les inconnus et de les faire fuir de concert. »


Alors je souris, comme un idiot, réellement. Parce qu'elle a raison, totalement raison. J'aurai du lui dire quelque chose dans ce genre là. J'hallucine moi même de lui avoir lancé ça. Lancé ça à elle en plus, reine de mes pensées, et rêves inavoués, ma Samantha, ou celle que j'aimerai qui soit à moi.

Bon sang Nate, n'importe quoi. Je soupire, et me délecte de la moue qu'elle me sert, une chose est sure, elle est magnifique, cette fille là. Pourquoi est ce que je me comporte comme ça ? Me semble oublier ma réelle petite amie, et me prend l'envie de demander à Samantha de me suivre n'importe où, jusqu'au bout de la nuit.

    « Ne pars pas. »


Laissons tomber le concert, fuyons, loin. Comme un lache, oui, je secoue le visage et la regarde toujours, crois moi, Sam, ce soir, je n'irais nulle part, ou alors si je m'en vais, c'est avec toi à mes côtés. Et le pire, c'est que même ça, je ne le vivrai pas pleinement. Je ne suis pas libre bon sang.

    « S’il te plait. »


Alors j'inspire lentement, m'auto-flagelle à l'idée que j'ai de lui proposer. L'on ne peut pas partir, non, non, et puis, la vérité serait de savoir si tout bêtement elle me suivrait.

Qui suivrait un mec déjà prit dans l'aventure d'une nuit ? Personne de censé, et surtout pas une fille comme elle, j'en suis persuadé. Je soupire, parce que je ne peux plus faire que ça. Brûlé à vif par sa demande de ne pas la quitter.

A croire que le monde entier finira par me demander cela. Je n'y arriverai pas à quitter Jessy, Samantha. Il faut que je sache m'arrêter, parce que je fabule sur un nous qu'elle et moi nous pourrions être alors que je ne sais pas si elle veut de moi.

Elle doit juste être seule, ne pas vouloir le rester et avoir peur de tout ces gens qui pourraient lui faire un peu trop de mal avec leur verre d'alcool ingurgité. J'incline le visage, et tends ma main vers la sienne.

Esquisse un rêve nouveau, celui de la toucher, parce que je n'ai jamais osé y penser. Et alors que ma main touche la sienne, je suis partagé entre deux sentiments, celui de me sentir horrible et celui d'être étrangement vivant.

    - Je reste avec toi, le temps que tu auras besoin de moi.


Allons où tu veux, même loin d'ici, je te suis, et essaierai promis de ne pas penser à Jessy. Dieu, je suis un monstre de faire ça.
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MessageSujet: Re: Métanoïa •• Nate & Sam   Ven 18 Mar - 13:44




Elle est partie, la poupée, disparue, envolée à jamais, électrisée par le seul contact de sa main. Je sens mon âme toute entière trembler, terrorisée d'avoir été mise à nue par la seule force de son regard. Je me sens sondé, analysé, découverte et faible, si faible.

- Je reste avec toi, le temps que tu auras besoin de moi.
J'ai envie de sourire, de pleurer, de crier au monde entier que ce soir, toute la beauté du monde se trouve dans le creux dans ma main.

Ce soir et pour l'espace de quelques secondes infinies, je flirte avec un songe plus beau encore que la nuit. Je sacrifie ma raison pour quelque instants avec un homme, qui, je ne sais, n'est pas à moi et ne m'appartiendra jamais.
J'espère qu'elle sait, celle a qui son cœur répond, qu'elle a été touché par la grâce, lorsqu'elle a su s'imposer à lui.
Mais ce soir, j'oublierai. J'oublierai qu'il ne me verra jamais vraiment, qu'il ne me désirera jamais comme je crève de hanter ses nuits.
Ce soir, je rêverai que c'est pour moi, qu'il écrira une symphonie.

« Tu n'as aucune idée de ce dans quoi tu viens de t'engager. Qui sait, je pourrais te kidnapper, et ne plus jamais te relâcher. » Je craque un sourire, dans l'espoir d'étouffer à quel point je rêve que mes mots puisse être vrais.

J'aimerais... J'aimerais qu'il garde ma main dans la sienne pour ne plus la relâcher, jamais. J'aimerais épouser la chance de me fondre dans son ombre, pour ne plus pouvoir le quitter. J'aimerais qu'il s'oublie, se réinvente une vie, et envoie valser tout les fantômes qui dirigent sa vie. J'aimerais chasser de son cœur cette femme qui le détient, pour être sienne, enfin.
J'aimerais croire qu'aux delà de mes fantasmes, je puisse retrouver une part de moi dans ses sourires, même infimes. J'aimerais faire partie de sa vie, et prendrais la place qu'il y offrira, quelle qu'elle soit.

Je sacrifierais mes rêves, une quelques secondes d'éternité, à tes côtés.

« Hum... Tu veux un verre ? Je ne te promets pas de ne pas le renverser, cette fois-ci, parce que je n'aime pas promettre des choses que je ne suis pas certaine de tenir, mais enfin... Je te promets d'essayer, en tout cas. » Je te promets d'essayer d'être ce que tu voudras, si tu promets que tu ne me lâcheras pas.

Laisse-moi croire que tu souhaite ma présence, autant que je crève de ne pas t'avoir pour moi. Offre-moi un instant, où je puisse imaginer que tu n'es qu'à moi.


Dernière édition par Samantha Suarez le Dim 3 Avr - 11:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Métanoïa •• Nate & Sam   Dim 20 Mar - 17:29

Je prie intérieurement, sans même m'en rendre compte, sans même le voir, sans même avoir le temps de le penser, en réalité, je prie pour qu'elle reste avec moi. Juste là, même si on ne bouge pas, si on ne parle pas, si rien, tu vois ? Je prie juste pour qu'elle reste devant moi, aussi belle qu'elle le peut, si ce n'est plus, si c'est seulement possible. C'est mon cœur, qui prie, Sam, tu vois ?

Alors je me dis, que je suis le pire des connards, que je ne mérite aucune des deux. Que je suis trop chanceux. Je ne suis rien depuis que j'ai posé mon regard sur elle, en réalité, depuis que les yeux de Samantha m'ont transpercé. Je pourrai m'excuser des centaines de fois, pleurer et plaider mon innocence. Mais je sais que je suis le seul coupable, et je m'en veux de faire du mal à Jessy, et d'avoir embarqué Samantha dans cette histoire alors qu'elle n'avait rien demandé, surtout qu'elle ne sait même pas que ça vient d'elle tout ça.

Et non, Nate, ça vient de toi.

    - Tu n'as aucune idée de ce dans quoi tu viens de t'engager. Qui sait, je pourrais te kidnapper, et ne plus jamais te relâcher.


Si, si, tu vois, le pire c'est bien ça, c'est que je sais dans quoi je m'engage. Je m'engage dans une crise terrible avec Jessy, dans les pleurs, les hurlements et le dévoilement des peurs. Je m'engage dans une chose que je ne veux pas réellement, que j'ai repoussé, en pensant à Jessy plutôt qu'a Samantha.

J'accuse un soupir, me dis que je devais ne plus penser à Jessy, sans remords que je devrais être. Ou sans regrets, je ne sais pas. Alors je concentre mon regard sur Samantha, et réponds finalement à sa phrase par un sourire. Et non un sourire gêné ou quoi que ce soit. Non, un sourire, un vrai. Venu de l'intérieur, du fond du cœur. Et puis, kidnappe-moi, Samantha.

    - Hum... Tu veux un verre ? Je ne te promets pas de ne pas le renverser, cette fois-ci, parce que je n'aime pas promettre des choses que je ne suis pas certaine de tenir, mais enfin... Je te promets d'essayer, en tout cas.


Je souris, une nouvelle fois. Un verre ? Oui, oui, avec joie, maintenant, après, toujours même s'il le faut, tu sais. Je boirai n'importe quoi, tant que tu es avec moi. Je veux boire, n'importe quoi, même, tant que je suis avec elle.

Et je vais en crever de ressentir ça. Je vais en crever de me dire que je l'aime alors que je suis si loin d'elle, dans la réalité. Bon sang, je soupire, et ne sais pas. Je suis hésitant, comme si c'était la première fois, comme si je ne savais pas. Je ferme les yeux, deux secondes même pas. Parce que je ne veux pas qu'elle pense que je ferme les yeux pour ne pas la voir, ou alors parce que je réfléchi à la réponse que je pourrai lui donner.

Parce que j'ai déjà la réponse dans ma tête, mais à la vérité j'ai l'impression que depuis qu'elle m'a parlé je ne sais plus m'exprimer. Alors je l'attrape, sa main, enfin. Je parcours de mon bras la distance insultante qui me séparais d'elle encore. J'attrape sa main, entre lasse mes doigts aux siens. Me dis que mon cœur est complet, même si Jessy reste encore un peu dans mes pensées.

    - Allez viens. jusqu'au bar, ou jusqu'au bout du monde ... Au choix.
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MessageSujet: Re: Métanoïa •• Nate & Sam   

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Métanoïa •• Nate & Sam

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