Welcome to San Francisco


 
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La météo de San Francisco pour le mois d'Avril : Attendez-vous à des jours chauds et humides comme le fond d'un slip.
« Il est arrivé d'un coup, toute langue dehors, et m'a léché les verrues en criant que c'était pour mon bien. » a rapporté Antoinette par téléphone, auto-proclamée quatrième victime du Lécheur fou surnommé "Le Lapinou".
Une récolte de fonds a été mise en place par un groupe anonyme afin que le personnel du garage Thompson organise un strip-tease collectif. « Et plus vite que ça » a rapporté l'inquisitrice de cette révolution.
Les cow-boys sauraient nager, d'après le témoignage d'une jeune femme qui est sortie heureuse de sa douzième tentative de noyade spontanée.

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 •| Jamais d'eux sans toi ─ Tina & Tony |•

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MessageSujet: •| Jamais d'eux sans toi ─ Tina & Tony |•   Dim 12 Sep - 20:59

    - Mon problème ? Tu veux savoir ce qui ne va pas chez moi ? Tu demandes c'est vrai, alors je vais essayer de te le détailler, mon putain de soucis. Ma disjonction, mon épine au talon, mon espèce de maladie viscérale ! Je suis, vois-le comme ça, un chasseur. Ma proie je la veux je la prends, je la respire, je la sens, j'en profite je la rends. Qu'elle retourne à la nature en fuyant la mienne, je suis cardiaque à ma façon. Je les aime, toutes ô tellement ! Je prends soin de leurs cœurs sans le faire injure, je te jure. Tu demanderas à la première que tu verras, s'il n'a pas été d'une brutale honnêteté, votre Tony. J'ai appris par cœur mon couplet. "Jusqu'à ce soir, je t'aimerai."
    Sauf et résolument sauf que comme je te le dis, je promets. La seule vue de son corps au matin insupporte le mien, je ne veux pas d'elle à mes côtés et elle le sait. Alors un sourire de celui qui n'a peur de rien, quelques susurres au creux d'un air attendri, et puis... Un dernier baiser et puis s'en va. "Quoi, déjà ?" Vraiment princesse, cours, vole, va. À quoi bon répéter à ton cœur ce que je t'ai déjà dit à toi ?

J'arriverai jamais à finir tant ces yeux bleus me taraudent, ils attendent tellement de ce moment-là. Leur profondeur me distrait un instant et la bête doucement s'emballe.

    - Devinette, amour : "Que dit-on à une femme avec deux bleus à l'âme ?...dis, ce silence va me tuer ? Rien de plus qu'on ne lui ait déjà dit deux fois." Tu saisis un peu l'enjeu ?

J'ignore d'un battement de cils la douleur qui réveille mes sensations tout en engourdissant mes doigts. Ils sont cons c'est vrai ces sentiments, sont forgés dans des contradictions. Me poignarder au cœur alors qu'il se lance dans une grande traversée...
Merde, où on en était ?

    - J'arrête pas de m'dire que de toute façon, un jour viendra une fille que j'aimerai un peu plus d'une nuit. Et peut-être que je l'adorerai autant que toi. Mais elle ma lâchera quand je lui aurais sorti mon refrain malade, raide fou de ne rien savoir faire, quand je soufflerai un peu de mon enfer sur terre...

Pas un brin trop dramatique, ça ? Ah et puis, ce sera oublié dans l'instant. L'image est jolie, toute forgée à partir de celle qui l'inspire. Vraiment, il est séduisant ce vague à l'âme. Tout fatigué d'avoir heurté le macadam. Bim. Bam.
Mais les coups, se disent mes tripes, ce n'est pas à moi de les encaisser, pas vrai ? J'envie la grêle qui s'abat avec une rage fascinante contre nos lambeaux d'humanité, les faisant tourner jusqu'à ce qu'amour s'en suive.

    - Et puis, tu sais quoi ? Je t'emmerde. C'est ça, c'est tellement clair, ça me percute tant je t'emmerde. Non, mieux. Je vous emmerde ta beauté et toi. Pourquoi faut-il que tu sois toute spéciale, si différente du reste de ton propre sexe ? Pourquoi a-t-il fallu que ce soit toi ?
    Tu sais que j'en suis réduis à me réciter tous les matins que je n'ai pas besoin de toi ? C'est ridicule et je t'en veux de faire de moi cette conne qui seule se coache dans la salle de bains pour se persuader qu'elle n'est pas folle du plus beau garçon du lycée. Je deviens une merdeuse écervelée à cause de toi et je te hais joliment pour ça. Mais voilà, ça s'arrête là. J'essaie, si fort de te détester, à m'en faire mal au ventre je liste tes carences pour finalement réaliser qu'elles me plaisent. Je suis foutu, tu m'as foutu dans une position que je n'aime pas et je t'en veux. Je m'en veux de te vouloir et t'en veux de m'émouvoir. Je rime pour toi, qui voudrait de ça ?

Et bah, pas moi en tout cas. Parce que jusque dans mes songes, je prolonge le mal qui m'atteint alors de tout son venin. Mais pas du poison dont j'adore citer les envolées, pas celui de la vipère qu'adorent mes sens de gamins ; c'est un autre nom que prend ton parfum.

    - La finalité de cette histoire c'est moi. Il faut que tu saches que mes habitudes ne te connaissent pas, je refoule l'idée de toi parce que je suis foutu d'une étrange façon qui fait que je suis incapable d'aimer et de te le montrer. Une fois touchée, elle est oubliée. Comment pourrais-je possiblement me défaire de toi ? C'est un interdit, je ne le veux pas. Je te veux et souhaite te vouloir tous les jours jusqu'au dernier, mourir invaincu et te désirer dans un élan d'éternité.

Et si je lui sifflais son prénom, juste comme ça ? Non non, je me connais, j'en deviendrais rouge jusque dans mon essence. Étourdi de concupiscence. Mort d'une ritournelle qui rimerait avec ses voyelles.
Je retrouve les prunelles d'un bleu qui ne se fait plus, le temps d'une chanson. Leur dit adieu sur un vieil air de violon qui m'ennuie. J'y aperçois la pluie. J'oublie...

    - Et aussi, ah oui. Lui dire : je nous aime, silencieusement, depuis... Tu n'as pas idée comme je nous aime. Pense seulement à nous, tu verras comme je suis beau là, à ne pas vouloir de toi. Aucune femme ne sera aussi longtemps désirée que toi, je te promets. T'as de la chance, tu trouves pas, Tina ?
    Alors, tout ça pour dire que je pourrais t'aimer à en crever, mais je suis trop occupé à me briser.

Verdict, mes yeux ? Je suis d'un pathétique absolu qui me ravi. Là, assis dans ma voiture à balancer tout ce que mon cœur retient depuis des hiers et tant de lendemains. C'est un aujourd'hui que j'enregistre dans le ventre de mon portable afin qu'il me ressorte plus tard cet exact discours que je jugerai dénué de tout.
Mes mains se laissent séduire par un tremblement que j'adore tant il me permet de me sentir vivant. J'adore la pauvreté de mes choix et l'ombre de courage qui ponctue ma voix de larmes ça et là. J'ai si peur que n'avoir pas encore mangé semble une décision rêvée. J'ouvre ma portière et me demande d'un geste ce que je ferais, si mes jambes refusent de me porter.

    - Elle va me tuer, je glousse dans un sourire qui m'étourdit. Ou juste essayer de me tuer.. ? J'ai vécu pire, hein on a vécu pire ? Biiien plus horrible. On a vu de ces horreurs, ouais... c'est pas quelques battements de cœurs qui vont nous effrayer. Ni moi ni moi.

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MessageSujet: Re: •| Jamais d'eux sans toi ─ Tina & Tony |•   Jeu 16 Sep - 15:32

    L'on entend simplement l'eau couler, la buée prend petit à petit place sur le grand miroir de la salle de bain, les rideaux sont tirés et le spectateur ne peut que simplement deviner quel corps parfait se cache derrière ce voile violet pale.
    Elle est si belle celle qui se laisse envahir par la chaleur de l'eau, si belle qu'elle en coupe le souffle à tous les hommes qu'elle convoite, tous ou presque n'est ce pas ?


    Ma peau me semble laide, aujourd'hui, plus laide que tous les autres jours, et je ne saurais dire d'où cela vient réellement, je frotte sans cesse mes bras, ventre et autres cuisses ...
    Parce que je veux oublier, que cette nuit je n'étais pas avec lui, salie par d'autre bras que ceux de mon Tony.
    Je retire toutes ses caresses d'un coup de main expert, j'oublie et j'envie ce qui pourrait être la vraie vie.
    J'use de mes plus grands secrets afin de retirer de moi chacun des souffles imparfaits qu'il a su me donner.

    Je ferme les yeux, pince mes lèvres, me prends l'envie de cracher toute la salive qu'il a pu me donner en baiser.
    Je nettoie mes mensonges, et mon amour pour lui, je lave petit à petit le fait d'avoir encore une fois coucher avec un autre garçon que Tony.
    Dans un soupir, mes pensées s'envolent, et je coupe enfin le robinet d'eau chaude.
    Je sors de la cabine de douche, et me prends l'envie d'y retourner à l'instant où je quitte l'endroit le plus calme de ma vie, ma serviette à présent autour de mon corps que les hommes qualifient de parfait, j'avance vers le miroir satisfaite de voir que mes yeux semblent moins fatigués.

    J'attrape le verre d'aspirine que j'avais posé sur le bord du lavabo avant d'aller me doucher, et l'avale d'un coup ...
    S'il pouvait me faire vomir une bonne partie de ma vie, je le remercierai vraiment.
    La porte sonne alors, et le bruit sourd me sort de cette léthargie dans laquelle je m'étais plongé.
    Mes mouvements se font automatiquement, je sors de la salle de bain, passe par la cuisine, rapidement, en ayant juste le temps de voir le mot de Jessy, me disant qu'elle est déjà parti.
    Je soupire le fait de me savoir seule, toujours n me dirigeant vers cette porte maudite, je ne veux voir personne, aujourd'hui.
    J'ouvre enfin, et regarde celui qui se tient devant moi ne sachant pas quoi dire.
    Il doit surement me trouver con à rester là devant lui la bouche entrouverte dans cet apparat.
    Et tout simplement parce que je suis encore en colère contre lui, même si je ne sais plus vraiment pourquoi, je me décide à ouvrir la bouche et à l'agresser en bonne et due forme.

    - Tu ne devais pas partir en France élever des cochons, toi ? que je lui crache à la gueule avant de lui tourner le dos, tout en prenant soin de laisser la porte ouverte ... Qui m'aime me suive, pas vrai ?
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MessageSujet: Re: •| Jamais d'eux sans toi ─ Tina & Tony |•   Dim 19 Sep - 21:23



J'ai encore le goût de mes aveux sur la langue et leur saveur me dérange. J'ai l'impression de sniffer la vie, au lieu de la respirer. La violer. Tout lui prendre, d'un coup et avec une brutalité qui me renverrait une gifle glacée. Je suis familier à l'honnêteté de ces mots qui, en petits groupes, m'adorent. Mais me retrouve bien dépourvu face à cette armée de vérité toute nue. Sans arme, ni violence, ni haine. Pas vrai ?
J'ai envie d'essayer mon regard au sérieux, j'ai envie comme jamais auparavant, d'accrocher ses yeux des miens pour savoir enfin s'ils la troublent. Déchiffrer le vrai du faux et comprendre le double sens de tous ses mots. Je veux à nouveau toucher sa peau, l'effleurer à peine pour sentir le frisson qui répondrait à ceux que je m'invente. Étudier ses courbes, voir si elles me correspondent.

Et j'efface chacune de ses pulsions dans un rire parfait parce que faux. Il sonne tellement beau que je l'aime sans en être surpris, tout amoureux du majestueux. Ma bouche n'est pas habituée à ce genre de folies, le mensonge d'ordinaire ne lui ai pas permis. Pour tant de raison que ma tête refuse de se rappeler. Mais mon cœur, lui, sait.
Jamais je ne harponnerai l'âme de Tina à travers mes yeux. Jamais je n'accrocherai sa taille sans musique, ni ne gouterait la fraicheur de ses lèvres qui semblent pourtant taillées pour plaire aux miennes. Jamais parce qu'il suffirait d'une hésitation dans l'ombre de son regard, d'un tremblement de ses doigts pour me voir perdu, mort de honte et endeuillé par une amitié que j'adorais. L'aimer c'est la perdre surement.

Le bruit de ma portière claquant au vent me surprend, mais je souris de me savoir debout, prétend à un semblant de légèreté qui ne ma va pas parce qu'il est feint. J'ai l'urgent besoin de voir le vrai, de trouver une idée pure qui saurait renouer mon âme à ma véritable nature. Il me faut mon reflet. Je me connais mieux que personne et c'est en me voyant tout entier contre une voiture garée que je retrouve mes raisons. Mon corps sait me parler et c'est l'aperçu de trois mots tatoués qui me ramènent ici et maintenant, à deux pas de son appartement.

Je marche avec une lenteur exagérée jusqu'à ne plus être visible de qui que ce soit. Je cours alors jusqu'à son chez elle, un énième chez moi qui a de violentes allures de coffres aux merveilles. Un trésor, précieuse immersion dans un monde de femmes qui régale ma curiosité enfantine. Je me retrouve à sa porte, leur porte, me rappelle la raison, en moins de temps qu'il m'en faut pour me souvenir des actes manqués.
D'abord, j'espère trouver Jessy, puis souhaite ne pas la voir. Parie qu'elle m'ouvrira, me dit qu'elle n'est pas là. Une envie furieuse de continuer à courir s'empare de mes jambes qu'elle ne quitte pas. Je sais à me sentir en feu que j'ai besoin de beaucoup, et j'en ai besoin maintenant. Je veux le monde à moi, chacun de ses astres et la lumière de sa lune dans la paume de ma main qui éclairerait mon passage sur les rivages de mon univers. Être seul sur Terre.

Le jour illumine enfin le couloir qui me retient prisonnier d'une grande aventure que je devine pour me faire plaisir. Et c'est en retrouvant son visage que le manque me revient aussi brutal qu'un coup de poing. Qu'un putain coup de parpaing. Je lui souris dans un souffle court qui heurte légèrement ma fierté. Comme si c'était la course, qui m'essoufflait !
Je me concentre comme un forcené sur les traits de son visage impassible. Me force à ne pas regarder son corps enroulé d'une simple serviette. N'imagine pas qu'elle n'a pas eu le temps d'enfiler de sous-vêtements, ne songe pas à souffler tellement fort que le tissu lui échapperait... Pitié, un mot de toi mon adorée.

    - Tu ne devais pas partir en France élever des cochons, toi ?

Elle se retourne sans me laisser le temps de retenir le sursaut rieur qui lui répond. J'aperçois quelques gouttes d'eau qui perlent de sa nuque et l'envie me prend d'aller les cueillir avant qu'elles n'aillent mourir.
J'entre, la suit et ferme la porte derrière nous dans un mouvement aveugle. Je la rattrape dans un élan du cœur et passe ma main contre sa nuque dans une caresse aussi douce que furtive, si légère qu'on jurerait qu'elle n'a jamais existé. Puis porte mes doigts mouillés contre mes lèvres que j'abreuve en sensations. Je ne m'explique pas, ne prétexte pas la soif, n'invente aucune excuse à mon comportement.

Je pense à mon Napoléon, unique cochon d'un élevage imaginaire au pays des croissants. Lui souris franchement avant de gouter à la dernière perle volée, couchée au bout de mon index. Je la récupère d'un baiser mordu, joue avec la fraicheur de mes doigts, avant qu'ils ne l'aient perdue. Je m'écarte de ma Tina et choisis sa cuisine, possède les lieux d'un regard qui n'en dit pas assez long. Me marre en silence en écartant les bras pour évaluer l'espace, juste comme ça. Des idées ? Par milliers.

    - Ça n'avait pas l'air de t'emballer, alors je me suis dit... autant rester ici, et lui cuisiner quelque chose de français. Mais pas du Napoléon.

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MessageSujet: Re: •| Jamais d'eux sans toi ─ Tina & Tony |•   Ven 29 Oct - 11:20

    J'aurais envie de hurler sur mon ventre qui se tord dans tout les sens, parce que lui aussi il a envie de crier, que c'est lui que mon cœur se tue à aimer.
    Mes bras me semblent prit dans la frénésies des fourmis, en colère eux aussi, de voir que je ne l'ai pas serrer aussi fort que possible, mon Tony.
    Parce que je ne sais plus quand l'on sait disputé, mais bordel, ça me semble aussi long qu'une année.
    Et puis, cette dernière discussion qu'on a eu la, c'était bien une dispute n'est ce pas ? Je ne sais plus, ne sais pas, je m'en fiche Tony aujourd'hui, tu vois.

    J'avance dans un silence de plomb, alors que j'aimerais lui parler, à ce petit con ... Mon petit con. Mais je ne dis rien, j'écoute lentement son souffle roder, et mon cœur pleurer.
    Pourquoi, Tina, vraiment, ce n'était pas avec lui que tu étais ? Pendant cette nuit que tu as tant détesté.
    Mes pas me semblent, lent, lourd, pourtant je pourrais jurer que je cours, tu vois Tony tu n'es là que depuis quelques secondes et je ne sais déjà plus ce que je fais, ce que je veux.
    Je frissonne sans savoir pourquoi, une caresse sur ma nuque que j'imagine, je ferme même les yeux pour savourer ce frisson, ce mouvement d'affection que je pense qu'il a pour moi ... Il te rend folle Tina.
    J'esquisse un sourire à présent, parce que je prierai tout les deux des cieux, romain, grecs, chrétiens et tout ce qu'il peut y avoir de religieux pour leur demander que cette caresse soit des plus vrai, un frisson justifié, et non une preuve que je ne l'aurais jamais ...

    Je me retourne enfin, le regarde, voudrai comprendre, mais je n'en fais rien, j'ai mal au ventre, Tony, là, tu vois pas ?
    Mais la vérité est là, Tony ne voit pas, il se voit lui, mais pas moi, alors qu'elle importance mon ventre ... Même mon cœur n'en a pas, alors mon fichu ventre, il ne compte pas.

    - Ça n'avait pas l'air de t'emballer, alors je me suis dit... autant rester ici, et lui cuisiner quelque chose de français. Mais pas du Napoléon.

    Je le regarde de toute ma candeur que je sais factice, et je hausse les épaules.
    Je n'ai pas envie de mangeais du français, ça fait quelque année que je n'ai qu'une envie, c'est de manger du Tony.
    Je secoue le visage l'espace de quelques secondes, histoire de chasser cette image de mon esprit, les rêves ça suffit pour aujourd'hui.

    - Tant que tu n'essaies pas de m'empoisonner.

    Je finis par me décider à lui répondre, puisqu'il veut faire à manger, soit, qu'il le fasse. Après tout, ça a été déjà définis, que dans cette histoire, c'est Tony qui décide, et non Tina.
    J'avance vers la cuisine, et regarde mon Tony, cuisinier du jour, s'il vous plait, qu'on m'empêche de rigoler.

    J'appuie mon corps contre le bar américain de la cuisine, et me rends compte que ma serviette n'en fais que de se soulever, puisqu'elle est tirée de derrière.
    Je croise les bras sous ma poitrine, et attends que mon meilleur ami commence à s'activer.
    Parce que ce qu'il veut faire me donne l'espoir, l'envie, d'entrevoir ce que pourrait être notre vie, s'il m'aimait, mon Tony.
    Je souris à l'imaginer se mettre un tablier, et peut être se battre avec une farine qui ne voudrait que glisser entre doigts si parfaits.

    - Je vais aller m'habiller, histoire de pouvoir t'aider.

    Je dis en souriant toujours, et mon ventre ronronne de savoir que ça y est mes griffes se sont rétractées.
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MessageSujet: Re: •| Jamais d'eux sans toi ─ Tina & Tony |•   Dim 27 Fév - 21:49



Mes intentions me brulent les yeux, j’ai le sang qui boue, j’me sens con et défait de tout, je suis le roi d’elle devenue maitresse de moi. On s’apprivoise, on se gouverne. On se toise, on s’emmerde à pas se dire qu’on s’aime.

Je souris encore parce que j’ai dans les idées… putain, ces idées. Et puis lève la main l’air de rien, juste pour pointer son sourire qui me chante les prémices d’un avenir à venir. T’es trop con mon gros, tu sais même plus penser, dans quel monde est-ce que tu pourrais te fier à tes idées ?

    - Tant que tu n’essaies pas de m’empoisonner…


Toi la première amour, tu voudras me crever les yeux d’ici peu. Parce qu’ils te regardent déjà plus de la même façon qu’avant. Avant quoi, exactement ? L’illumination, mon enfant. L’illumination. J’ai derrière la tête quelques ambitions qui colorent toutes tes chansons, même les plus tristes, merde surtout les plus chiantes. Et si tout ça, si tout ça fonctionne, tu voudras me crever la peau pour aller embrasser chacune de mes nouvelles plaies. Tu cicatriseras de ta langue les maux de Tina. Tu me tueras comme on se dévore déjà. Tu le sais, j’le sais. Colin le sait et putain, Napoléon a beau n’être qu’un cochon imaginaire, il est au courant depuis son univers halal.

    - Je vais aller m'habiller, histoire de pouvoir t'aider.


Et t’as vu, j’ai même pas mentionné le fait que tes immenses jambes soient plus du tout recouverte par ta serviette bénie des anges de la peau, des merveilles et des cadeaux. Non, même pas pensé à ta silhouette parfaitement cambrée ni au teint de ta peau sublimée par l’éclairage doré de ta cuisine. Et c’est à peine si l’envie de te suivre me pique les ventricules. Je t’ai voulue, quoi… une demi-seconde, je te jure.

Je suis ses mouvements en y accrochant un suspens latent, j’attends qu’il se passe un truc énorme, un chamboulement. J’imagine un séisme au moins, une bourrasque de fer et de vent qui nous emmènerait très loin. Et elle nous abimerait en passant, sans savoir pourquoi vraiment. Un truc qu’on voit qu’une fois dans sa vie, dont continueront de parler les gens. J’attends.
Je laisse mes jambes se précipiter à sa suite dans le couloir, me penche et laisse seulement mon visage dépasser du cadre de la porte qui ne se doute pas non plus des secrets qu’elle m’aidera à dissimuler. Puis gueule, avec douceur.

    - Ne reviens pas ! Enfin pas tout de suite, tu vois ? Cache un peu tes seins, pas trop non plus on est entre amis. Habille-toi et reste-là à faire ce que tu fais de mieux : Pense à moi et mets la table dans ton salon pendant que tu y es. C’est pas un ordre, hein ? Juste… n’entre pas dans la cuisine. S’il te plait.


Parce que... J’vais foutre des miettes de moi partout Tina t’entends ? Et t’as pas intérêt à en rater une seule. Je vais massacrer tout ce qui fait de moi ce connard qui t’adore un peu trop fort et le répandre partout, j’te jure tu verras. J’vais t’assommer de toutes les étincelles de mon esprit foutu en l’air à force d’y croire au lieu d’espérer. Je vais t’étonner, te surprendre et t’étouffer.
J’veux que tu me détestes comme je te hais le matin. Parce que je te hais, comme j’te promets. De pas être là, d’être écœurée contre d’autres bras, de pas me frapper plus souvent de toutes tes vérités aussi grandes que folles parce que putain, évidentes.
Pourquoi on s’aime pas, déjà ?

C’est fou, j’suis paumé. C’était quand la dernière fois que j’ai cuisiné ? Commence par ‘jamais’ tu seras plus vite arrivé. Putain… J’ouvre tous les placards pour me rassurer, verrouille la porte deux fois, tourne et marche en quête d’un nulle part qui nous plaira. J’enlève ma chemise "à cause des odeurs et des dégâts" je me dis mais si je le fais, c’est pour n’être que moi, aussi nu que décemment possible face au diner de ma vie. Voilà, c’est ça.
Je fouille dans mon portable l’application de merde qui détient pleins de secrets, mon sort et quelques futurs regrets ; cherche un truc bon mais pas trop compliqué, qui soit vite fait et qui veuille pas dire « je te supplie de bien vouloir te déshabiller », j’veux même pas l’épater. Si, si je veux qu’elle m’embauche, être l’indispensable cuistot, roi de sa débauche. L’apprivoiser comme on se mange sans penser au fait que j’suis plus doué pour dévorer que pour créer.

Je pioche des ingrédients partout, m’admire un temps dans un reflet complètement fou. Me mens, l’adore, me promets, j’ignore. Je réunis des n’importe quoi qui se moquent de tout, les mélange pour en revenir à toi.

Je t’en prie. Ne perds pas une miette de moi.

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MessageSujet: Re: •| Jamais d'eux sans toi ─ Tina & Tony |•   Lun 28 Fév - 20:46

Je soupire, expire, inspire, respire en réalité, tout simplement et n'en reviens même pas. J'en envie de sourire, de toute mes dents, tu vois. Me semble très loin cette soirée là, celle où je n'étais pas tout à fait moi, car je le suis que lorsqu'il est là. C'est déroutant, de dépendre autant de quelqu'un, c'est déstabilisant. Humiliant ?

L'impression de tomber, parce qu'on ne sait pas s'il restera là, ou si à la premier occasion il partira. J'ai déjà de nouveau mal au ventre, et je me frapperai, juste pour ça. Alors je hausse les épaules, une nouvelle fois, et je me dirige dans ma chambre le pas léger, sans pouvoir contrôler mon bien être installé.

Entre dans ma chambre, sans fermer la porte vraiment, me surprends à vouloir y voir entrer un Tony à son tour, avec sa gueule d'amour. Qu'il me brûle le corps de son regard, à défaut de le posséder complétement de caresses endiablée. Je m'en veux de pouvoir penser. Mon dieu, s'il savait ...

Alors mes mains s'activent, toujours en serviette je regarde mon armoire, ma penderie, tout ce qui serait susceptible de me permettre de trouver l'habit parfait. Celui qui sera ni trop simple, ni trop habillé, ni trop court, ni trop épais. Comme si je me préparer à vivre le repas de toute une vie.

Je suis pathétique, et en plus de ça j'en souris. Quelle conne cette vie. Chienne, pute, salope, et tout à la fois, je la déteste de me faire ça. Me forcer à devenir cette fille, qui pour peu ferait penser à Jessy ... Je ne suis pas des romantiques mais des blasées, pitié qu'on m'empêche de l'aimer.

    - Ne reviens pas ! Enfin pas tout de suite, tu vois ? Cache un peu tes seins, pas trop non plus on est entre ami. Habille-toi et reste-là à faire ce que tu fais de mieux : Pense à moi et mets la table dans ton salon pendant que tu y es. C’est pas un ordre, hein ? Juste… n’entre pas dans la cuisine. S’il te plait.


Je me retourne en plein milieu de son discours, mais ne vois que sa tête l'espace d'un instant. L'esprit presque nauséeux. Et puis ... Puis je ris, je ris à pleins poumons pour sa phrase de couillon. Sa phrase ? Non, non, ses phrases. Et je ne sais même pas laquelle me fait le plus rire et plaisir à la fois.

Je suis idiote, n'est ce pas ? Mordant ma lèvre inférieure, je regarde de nouveaux mon armoire à la rechercher d'habits, et cette fois ci je sais que je cherche quelque chose de plutôt sexy. Parce qu'après tout, je dois cacher ma poitrine mais pas trop, c'est ça ? Putain, Tony, des fois ...

Alors j'attrape des sous vêtements, les enfile, et me surprends à prendre les plus jolis. Qu'on ne me demande pas pourquoi, de toute évidence je répondrai que je ne sais pas. Juste comme ça, parce que voilà. Parce que ? Parce que je voudrais que Tony les voit, mais ça bien sur qu'il ne le saura pas.

Puis j'enfile un jean, n'importe lequel, peut être parce que je me trouve idiote, à chercher quelque chose pour qu'il voit que je suis jolie, nous ne sommes qu'entre amis. Et je crois avoir compris, que Tony me trouve jolie ... Il suffit de l'assimiler maintenant Tina, allez, on essaie, juste une fois.

Secouant mon visage, encore une fois, j'attrape un débardeur, pas trop court, je crois, un peu décolleté comme il faut qu'il soit, rose et noir, de la dentelle sur le dessus, quelque chose d'assez joli, sexy, comme je voulais, et comme j'espère qu'il le veut. N'importe quoi, j'aimerai me baffer rien que pour ça.

Au moins, la vérité va bientôt exploser, je ne suis pas faite pour ça. Je veux dire pour tout ça. Pour être ce genre de filles, pour agir comme ça. Me retrouver à être dans ma salle de bain et à me demander comment je dois me coiffer. Qu'est ce qui lui plaira le plus ? Le moins ? Encore une fois, putain. Je ne suis pas faite pour ça, je ne sais pas faire, non, non, et un couple un vrai, lui et moi ? Non, je ne saurais pas comment faire.

Me trouverai bête en permanence, à vouloir l'impressionner, déjà que je le suis souvent en ce moment, manquerait plus que je lui avoue clairement que je n'aime que lui, et que d'ailleurs de toute ma vie, je n'ai aimé que Tony. Le pire ? C'est que je ne me vois même pas lui dire, comment je pourrai ? Je suis pas douée pour ces choses là. J'embobine, joue, martyrise, allume, et jette, comme un rien. Me moque de tout, et ne sais pas comment je pourrai être sérieuse, avec ces choses là.

Et là, je ne pourrai même pas lui demander de m'apprendre, de m'aider, de lui dire, lui expliquer, que je ne sais pas ce qu'il faut faire pour l'aimer. Pourquoi ? Parce que je crois que lui non plus, n'est pas doué pour ces choses là. Bordel, je ne saurai pas. J'inspire lentement tandis que mes doigts attrapent n'importe quel fard à paupières ...

J'incline mon visage, hésite, puis, repose ce maquillage et opte pour seulement du crayon noir sous les yeux, presque inexistant, je n'ai pas envie de ressembler à une poupée. Veux être naturelle et m'en veux de ça aussi. C'est pas comme si tout ça était un rendez vous ou quoi que ce soit, il faut que je ma calme là.

Je fronce les sourcils, me rends compte que je dois être là depuis bien des minutes déjà, et je n'ai même pas écouté, voir si Tony s'en sortait. Je secoue le visage de droite à gauche avant d'aller m'assoir sur mon lit, au passage j'attrape mes bottes à talons, et les enfile calmement. Ou tout du moins, du plus calme possible, car j'ai bien peur que mon cœur n'est pas prêt de s'arrêter. Mais le fait est que je me rassure, je sais qu'avec Tony, la chute est toujours terrible, à la fin.

Enfin dressée sur mes chaussures, je me rends compte qu'il avait raison, c'est ce que je fais de mieux, penser à lui, bon sang, je le hais de me connaitre autant. Ou de deviner cette part spéciale de sentiments, que je cache en moi, que j'éprouve pour lui, mon simple ami. Je m'avance dans le salon, et me trouve bien con, j'aimerai pouvoir entrer dans la cuisine, l'observer. Lui dire que j'ai deux mains, et que je peux aider s'il le faut. Faut être réaliste quoi, je n'aime pas qu'il cuisine pour moi.

Pas que je n'aime pas l'idée de savoir que Tony cuisine spécialement pour moi, ça non, c'est juste parfait, ce côté là. Mais ce qui m'agace c'est de me sentir inutile comme ça. Je soupire, et m'avance vers la porte de la cuisine, parce que c'est plus fort que moi, et mon cœur s'emballe de plus belle lorsque j'aperçois son dos.

Les idées assaillent mon esprit sans même que je ne puisse le contrôler. Bon sang, je le hais d'être parfait. Et c'est à regret que je retourne dans le salon, à regret avec toutes mes envies de le violer en tête j'allume la télé, fronce mes sourcils, renfrognée. Et soupire de regarder n'importe quoi, et de ne trouver que ma main dans mes cheveux pour me calmer. Bordel quoi, c'est pas permis tout ça.

Je le hais d'être aussi parfait.
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MessageSujet: Re: •| Jamais d'eux sans toi ─ Tina & Tony |•   Lun 9 Mai - 1:58



« Have you seen this boy ? Porté disparu, perdu en cuisine. Vu pour la dernière fois devant un grille-pain avec un batteur à la main et l’autre posée sur son téton »… rien que pour éviter la création de ces affiches, je vais assurer ma promesse et révolutionner l’histoire culinaire telle que le monde la connait. Hein Tony, on va tout déchirer ? Mais ouais on est les rois de la cuisine, on a du passer au moins trois fois dans la notre cette semaine ! Et puis tu sais très bien que Colin aurait pas choisi la plus avantageuse de tes photos pour accompagner ces mots, ô comme tu en es sûr.
J’ai tellement pas envie de penser à la merde dans laquelle je m’enfonce… Je vais changer mon fond d’écran, moi… Voyons : Max bourré avec le cul d’une Barbie sous le nez ? Colin endormi bouche ouverte, un joli Zeusmichet délicatement posé sur ses lèvres ? Niah, trop de choix tue le temps et c’est exactement ce que j’essaie de faire, à ricaner tout seul en voyant Jessy rater sa grimace, la rendant plus drôle encore. Et mon sourire se fige en voyant ma plus belle prise, presque devenue l’œuvre d’un art qu’aucun de nous ne maitrise mais s’efforce à le prétendre avec une hargne si féroce qu’elle en devient convaincante. Je sais plus ce que je cherchais, tu m’emmerdes à toujours trouver le moyen de revenir me hanter. Ce serait tellement plus simple si tu pouvais juste passer au moment où tu me maudis, je te jure. Allez quoi, déteste-moi, lance-nous des injures. Je vais te faire mal et ma gorge brûle ne rien pouvoir changer aux intentions de son otage. C’est ma voix, qui te brisera.

Je retourne aux recettes dont je dispose et ne pige rien, il me faudrait mon cochon pour traduire ces conneries. « Filet mignon », « farandole de… crevettes? sur son nuage de mousse citronnée », « langue de bœuf aux marrons chauds », « porc au caramel »… "caramiel" ça sonne bien non ? Qu’est-ce qu’il en dirait Napoléon ? Aide-moi mon gros quoi, ou j’te jure que je t’adopte pas. De toute façon, Tina aura pas de ‘nuage’ ou de ‘farandole’ dans son frigo… je suis foutu, presque tout nu et vraiment très éloigné de mes plans d’origine. Mes idées avaient rien vu venir et lorgner sur les placards ouverts n’aide pas.
J’vais lui faire un bol de céréales, avec du lait et j’y mettrai un peu de bière il parait que c’est hyper tendance, en France. Ça me parait très faisable. Et puis pourquoi elle a pas un « carnaval d’escargots » dans son frigo ? Peut-être qu’il y en a toute une famille vers la fenêtre… je la regarderai les manger et puis lui dirai qu’il fallait le dire avant, si elle était allergique à mes attentions. J’lui ai pas promis de pas l’empoisonner, dix minutes avant ? J’suis presque sur que je l’ai pas dit tout à fait… non vraiment, ça se fait pas, et puis oh elle pourrait vomir sur mes chaussures. Pas que j’y tienne comme une fille tient à son sac, quoi que, mais quand même… ça ferait un super fond d’écran.

Le manque de vie dans la cuisine me percute, mon père fait toujours un boucan monstrueux lorsqu’il essaie de nous faire croire qu’il sait faire cuire une crêpe. J’suis presque certain que Kieran le faisait pour lui, maintenant que j’y pense ; mais moi ce qui est sur, c’est que si j’essayais pour de vrai, je laisserais derrière moi un vrai champ de bataille. Comme un no man’s land qui pue la sueur et le sang, avec un peu d’huile entre deux cadavres d’œufs gisant sur un sol enfariné… putain, ce que j’aimerais que Colin soit là. Pas qu’il soit d’un grand secours aux fourneaux, nan ! il ferait tout cramer pendant que j’lui assurerais que c’est très bien voui, c’est comme ça que ça se fait ; je le voudrais parce qu’il adorerait prendre part à ce que je m’apprête à faire…. Allez, j’amorce la connexion lapinesque, t’es prêt ma moitié ?
1-2-3 je tape sur une casserole avec une cuillère en bois, 4-5-6 j’éventre une saucisse, 7-8-9 je laisse tomber un œuf, 10-11-12 je m’aveugle en soufflant dans d’la farine, c’est la lose…

    - Tout va très bien ! que je beugle à Tina avec une concentration trop joyeuse pour être convaincante.


Je décuple plusieurs forces qui s’opposent afin de ne pas éclater de rire comme un puceau devant un peep show. J’ai envie de danser, ça y est. Loin de tout, rien qu’avec moi et un n’importe qui sous les doigts. Oh ma belle comme tu vas m’en vouloir bientôt, j’ai une hâte sans nom au bord des yeux, de voir les tiens me détester pour deux. J’en frétille, complètement affolé d’un amusement pur en éclatant un œuf contre un mur… j’vais avoir du mal à l’expliquer celui-là mais putain, c’était trop bon pour regretter maintenant. J’ai l’impression que sa voix a souffert d’un écho jusqu’à moi. Tout son sens m’a fuit et je ne retiens rien de ce qu’ont pu m’offrir ses lèvres que je devine maquillées pour Tony.
Seulement maintenant, une réalité me frappe en plein cœur : je ne cuisine pas. Putain, et je verse un peu d’huile sur la table pour la peine, je ne vois que deux solutions s’offrir à moi. Je peux ouvrir la fenêtre et m’enfuir, prendre le temps de laisser mon corps sans chemise dégouliner le long de la façade et courir loin de chez elle, puis changer de nom. Ou bien… c’est décidé ce sera toi, mon lapin.

Des yeux, je cherche mon portable qui se trouve enfouit sous une feuille de salade et un peu de ce qui fut du jambon… je l’attrape et dans un frisson, l’essuie sur mon torse avant de passer la tête par la fenêtre, et puis active la reconnaissance vocale en murmurant « Lapinou » au téléphone qui ne saisit pas. Merde, je crois que j’ai changé son nom… « Hobbit ! » non plus… « Hermaphrodite indien ?» j’me suis même pas évanoui, il aurait du marcher celui-là pourtant… à moins que « Colin Salviati ? » tuuuuuuuut – à peine le temps de penser combien je m’aime, parfois, qu’il décroche.

    - Lapinou ? je souffle de ma voix rendue rauque par le murmure. Code bleu ! Neuf-Un-Un, urgence… j’ai besoin de tes talents pour me sortir d’une emmerde plus grosse que toi.

« Code bleu, 9-1-1... Tu vas accoucher ? » j'ai l'impression qu'un souffle nouveau me possède, quand je ne pensais pas en avoir été défait. Un sourire immense se rive sur mon visage quand j'imagine le sien, tout va bien.

    - C’est déjà fait, un magnifique petit poney… il a tes yeux.

« J'veux des photos de l'accouchement. Alors, c'est quoi ton urgence ?Qu'est-ce que le grand Colin peut faire pour toi ? » j'étouffe un rire, reconnaissant comme jamais de pouvoir partager ma connerie avec la moitié la plus pure de mes psychoses. Mon cerveau parle au sien, choisissant mes lèvres pour interprètes tandis qu'elles se marrent, ravies d'avoir été choisies par nos rêves.

    - Il est pas venu par le bon trou, c’était affreux y avait de la farine partout et même un œuf contre le mur, d’ailleurs tu vas pouvoir constater tout seul, il faut que tu me rejoignes. Tu peux me sauver la vie et passer au resto français sur Valencia St ?

Ma voix se fait plus forte à l'interrogation et c'est la sienne que je commence à redouter doucement, sentant un poids immense me tomber au creux de l'estomac. J'ai besoin que ce soit pas sérieux Colin, dis-moi que rien n'a changé, qu'on pourra encore déconner.« Nom d'un chien ! Tu as encore cuisiné ! Tu sais que ce n'est pas bon pour ce que tu as !... Pour le resto français... Ca fait une trotte, jusqu'à chez toi, tu me paies l'essence ?»

    - Oui, oui je rembourse tout. Prends-moi juste un truc pour deux, bien français, avec un nom qui pue le fromage jusqu’ici. Tu peux me faire ça ?

« Pour deux ? Tu veux vraiment emballer une nana avec une haleine de camembert ? » Putain... « Rassure-moi, c'est pour ton frère que tu voulais cuisiner, hein ?» Je sais pas quoi répondre, je fais quoi ? Je ferme ma gueule, Colin, j'ai besoin de toi. Que tu me dises qu'après ça, rien ne changera. Il est trop tard pour choisir le plan A ?
    - Hum, suis pas chez moi. Et il faudrait plus ou moins que tu me passes la bouffe en douce, par la fenêtre de la cuisine dans laquelle j’suis enfermé depuis une demi-heure… Et j’ai une brosse à dents -deux en fait- t’inquiètes pas.

C'est con, merde ce que c'est con. Parler de mes dents, penser à mon haleine me rassure comme jamais. Je veux être repoussant, et rien qu'une seconde, je souhaite la laideur à mon visage qui se tend en un sourire brisé par l'incertitude des temps nouveaux. Tout peut encore rester comme avant. « Ah non, mais je ne m'inquiète pas... Pas pour moi, quoi... Et tu comptes me donner l'adresse ou j't'envoie la bouffe par télépathie ? » On pourrait ! Je souris, souffle une toute nouvelle forme de rage désespérée contre le combiné et pense quelques injures qui me sont destinés. T'auras jamais les couilles.

    - Tu vois où elle habite, Jessy ?...

Facile, tellement facile. Il va percuter et moi ? Et moi je pourrais chialer tant j'assume rien de ce que mon coeur clame déjà, je la veux pas, je la veux pas, putain pourquoi je la voudrais pas ?« Ouais... Je situe, vu qu'on y a passé... A peu près une centaine de soirées..»

    - Et bah ce serait pour ici... Je t’attends à la fenêtre de la cuisine, je t’explique quand tu arrives. Oh ! et Colin ?

«Tu déconnes ? Quoi ? » Rien qu'une connerie pour se quitter, toi et moi.

    - Prends un petit quelque chose pour toi, il parait que leur soupe fait grandir. Et… merci.


Je raccroche et soupire mon affolement amusé. Il ne va pas tarder, il faut juste, il faut juste meubler... je tremble putain, pourquoi ? Je pourrais vomir si j'avais quelque chose dans les tripes mais elles sont vides, comme mes espoirs vains qui attendent encore de me voir danser. J'attrape le batteur et le fait tourner dans un bol, afin que reprenne la symphonie des mensonges. Mais le cœur n'y est plus et le doute me ronge. Je m'en veux de ne pas être moi, quand ma vie devrait suffire et plaire. Calme-toi, fais ce que tu adores et connais depuis longtemps : Valse, pauvre con.

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MessageSujet: Re: •| Jamais d'eux sans toi ─ Tina & Tony |•   Lun 19 Déc - 19:27

Ma vie s'envole, mes envies aussi. Je me dis qu'il faut que j'arrête de penser. Me convaincre que ce n'est que mon meilleur ami. Qu'il restera ce garçon jusqu'à la fin de ma vie. Je dois me marier avec un autre n'est ce pas ? Ouais, elle vient de moi cette idée là. Putain, mais n'importe quoi.

J'entends un vacarme pas possible dans la cuisine, et je me dis que Tony est en train de tout ravager. Non, sérieux, je ne peux pas regarder ? Pas pour le voir torse nu encore une fois, juste pour vérifier qu'il n'est pas en train de tout détruire chez moi. Torse nu ... Qu'il s'en aille maintenant, j'en veux pas de tout, ni de sa nourriture, ni de son corps. Notre amitié vaut mieux que ça. Je le sais, je le crois.

Je voudrai pouvoir contrôler mes hormones. Me dire comme une conne que j'ai mes règles et que jamais de la vie il ne me touchera le jour où j'ai les anglais en moi. Sauf que merde, faudrait juste qu'il ait envie de me toucher un jour. Anglais ou pas. Bon dieu, aidez moi.

Mais rien, je n'arrive pas à me calmer. Mes pensées vacillent dans tous les sens et je préfèrerai mille verres de vodka plutôt que de subir cela. J'ai mal au ventre, j'ai mal en moi. Je ne suis ni tigresse, ni Tina. Juste une pauvre fille au milieu de tout ça. Qui le subit sans rien, alors que la scène se déroule chez elle, et qu'au dernières nouvelles, c'est elle qui commande ici, n'est ce pas ?

Je me lève un discours au bout des lèvres, une envie de tout lui dire, d'avouer au monde mon plus grand mensonge, mon péché d'aimer. J'ai envie de pleurer, non, ce n'est pas de moi, ça. Je voudrai pouvoir hurler, prouver que j'existe et que je ne suis pas de celles qui attendent. Et d'ailleurs, c'est ça, tu vois ?

C'est ça, oui, Tony, je ne t'attendrais pas. Parce que j'en ai marre, parce que je ne supporte pas de ressentir tout ça. C'est trop, même pour moi. Alors oui, je t'aime, évidemment que je t'aime. Mais toi et moi, c'est juste pas possible, on le sait. Pourquoi faire semblant quand l'amitié est là, juste pour nous, toute précieuse dans sa volupté. J'en ai ras le bol de me saigner pour toi. D'imaginer tes bras quand je suis dans ceux des autres. Je veux juste qu'on soit amis, je te le jure sur ma vie. Et même si je dois mourir demain d'avoir dit cela, je jure que je l'assume, je ne veux pas vivre comme ça. A me demander si tu fais un pas vers moi ou si justement tu t'éloignes, comme ça. C'est pas de cette vie que je veux Tony, et ça je peux te le jurer, c'est une parole de Tina.

Devant la porte de ma cuisine, je respire lentement, consciente de mes futurs gestes, consciente de mes regrets à venir, mes remords peut être, je ne sais pas. Mais consciente de ce que je fais en tout cas. Je lache un dernier soupir avant de reprendre le contrôle de moi, de chez moi.
J'ouvre la porte dans un grand fracas, je ne sais pas si je le surprends, je ne veux pas regarder c'est plus fort que moi. Je force mes yeux à se fixer sur les dégâts, je secoue le visage et plante enfin mon regard dans le sien, forçant mon cœur à rester d'accord avec moi.

    - Tony ... je n'ai pas le force de crier pour la nourriture déversée partout dans le cuisine, je n'ai même plus la force de respirer, je crois. Sors de chez moi.


C'est la seule conclusion possible, crois-moi. N'essaie pas de te battre, parce que je lutte déjà contre moi. Je n'arriverai pas à lutter contre toi.
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MessageSujet: Re: •| Jamais d'eux sans toi ─ Tina & Tony |•   Lun 20 Fév - 2:54



Mon téléphone tourne entre mon pouce et le majeur qui le presse avec une nouvelle ardeur. Je le fixe sans le voir, absorbé par des idées contraires aux pulsions ravageuses. Je hais savoir ma tête si pleine. Une intense réflexion apparente mes traits qu’elle cajole, me vieillissant de dix ans. Un déclic tictaque contre mes tympans hébétés. Dix ans, l’heure de la retrouver. Mon front se plisse d’une pensée trop profonde quand j’attarde mes yeux sur mon bras et ces trois mots qui me rappellent « Ici et maintenant », putain que c’est évident.
Toujours figé sur pieds, je fais danser une dernière fois mon portable entre mes doigts. Le déverrouille puis trouve le prénom de Colin à qui mon pouce écrit « Finalement, laisse tomber. Fausse alerte. M’en veux pas, je te raconterai. ». J’envoie avant de prendre le temps d’y penser et range le téléphone dans la poche arrière de mon jean où j’attarde ma main, tandis que le temps passe. Je suis pas venu ici pour cuisiner, ni foutre une pièce en l’air. Je suis pas né pour prendre le temps qu’on perd. Je me suis réveillé, avec une conviction de devoir l’embrasser. Je suis pas torturé ni un foutu cuisinier. Je suis Tony, elle est Tina. Je la veux, et pour l’avoir, il faut qu’elle me voit.

J’ai une certitude dans le ventre, qui m’étreint les boyaux. Elle est comme toutes les autres et je sais parler aux animaux qui plombent ses tripes tandis que les miennes dansent une valse de Vienne. J’avance, mon regard toujours perdu entre ici et maintenant, hésitant contre la poignée de sa porte qui bouge avant que mes doigts ne la touchent.
Sa soudaineté surprend ma quiétude qui dans une bestialité passive songeait aux mots qu’elle éviterait. Elle me regarde, le chaos m’entourant d’odeurs alléchantes. J’esquisse le sourire d’une excuse qui s’étouffe vite dans ses propres désirs. Je la regarde, son sérieux attisant le mien des yeux. Elle a mon prénom au bord des lèvres, je le sais. Je le vois jusqu’au fond de son regard que je possède sans pudeur et je m’approche, tandis qu’elle souffle une erreur.

    - Tony ... Sors de chez moi.


J’ai jamais eu autant envie d’elle et j’en craque un sourire mordu par mes mauvaises intentions. Mes doigts enfarinés n’ont jamais été si planes et c’est tout l’intérieur de moi qui se tapisse d’un calme ardent que mes yeux trahissent, brulants. J’avance encore, la retrouve sur le pas de sa porte qui nous gouverne de son arche surlignant notre ici, maintenant. Mes yeux au fond des siens lui posent une question à laquelle n’existe aucune réponse. Son parfum distrait mes sens qui espérant l’attraper s’en rapproche. Je la frôle, épousant son corps du mien qui sans la toucher la surplombe. Le désir enfle, quand je la tente.
Mon corps entier la provoque, prévenant des menaces hurlantes d’une sauvagerie tendre. De mon pouce, je trace deux lignes de farine sur ses pommettes, lui inventant des peintures comestibles, taillées pour la guerre dans laquelle nous nous sommes engagés. Laisse-moi, laisse-moi, laisse-moi te manger. Mes yeux dans les siens s’enflamment d’un sérieux dur et serein. Je brule tous les mots que je ne dis pas. Si tu me veux hors de chez toi, oblige-moi.

    - Dis-le encore.


Je murmure contre ses lèvres. Amoureux transi par la haine. Il me semble être capable de capturer son haleine qui heurte ma peau dans un souffle chaud. Mes mains autour de ses bras s’apprêtent à la saisir avec force, il suffira d’un rien pour que j’obéisse aux promesses du matin. Mes yeux baissés contre sa bouche ne cillent plus et je demeure immobile, à un battement de cœur d’un baiser que je ne lui offrirai pas le premier. Cet instant en vaut des milliers. Basculant entre des possibilités dont les contraires s’arrachent les ailes, les anges chaotiques du présent s’inventent des centaines de tourments. Je la dévore de mes envies qui se refusant à elle demeurent attachées à mon propre corps, le recouvrant d’une seconde peau faite de désirs incandescents. Ma propre vie en suspend, j’attends. Et me régale des faux-semblants dont la cruauté exploserait d’un baiser. Ici, maintenant.

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MessageSujet: Re: •| Jamais d'eux sans toi ─ Tina & Tony |•   Lun 20 Fév - 10:11

Mon cœur le supplie de rester tandis que ma tête lui implore de partir, de me laisser. J'ai l'esprit qui flanche, et mon cœur balance. Gauche, droite.
Je le regarde sourire, se moquer de moi, ou n'importe quoi, je voudrai simplement qu'il arrête de faire ça. Je ne joue pas ce matin, et même pour un Napoléon, je ne craquerai pas. De toute façon, faut être con, pour penser que Tony sait réellement cuisiner. Gauche, droite.
Je le regarde s'approcher de moi, et je souffle de ne pas pouvoir le forcer à faire quelque chose. Tony, c'est quoi le problème, on se l'ait déjà dit, Et après ? On saurait pas quoi faire, on serait juste deux cons qui ne connaissent pas la fin de la chanson. De gauche à droite.
Un peu plus proche encore, j'amorce un pincement de lèvre de le savoir si près, je regarde son corps, en ait presque la nausée tant il est parfait. J'ai la tête qui tourne, emplie de mes envies et peut être un peu des siennes. J'aspire l'air qu'il recrache, je ne sais plus quoi faire et je ne peux plus bouger de là, je flanche ... C'est quel jeu, ça ? Gauche, droite.
Son corps immobile je sais pourtant qu'il danse pour moi, et pourtant, je n'y crois pas vraiment, j'aimerai pouvoir parler, murmurer, mes ses doigts m'en empêche, dessine sur mon visage des peintures de guerre, je pourrai le jurer. Et pourtant, je n'imagine qu'un combat, une tendra haine qu'on se jouerait aujourd'hui, lui et moi. Tony, mon cœur ne répond plus, je crois. Gauche et juste ça.

    - Dis-le encore.


J'accuse un sourire, garde mon sérieux. Pourquoi c'est la fille, hein, qui devrait te céder ? Pourquoi c'est pas toi qui me court après ?
Je me remémore ses mots, comme si je les avais entendu il y a des heures déjà. Je souris toujours, je le regarde, trop sérieuse pour lui qui cherche je ne sais quoi.
J'ai voulu être dans la tête de Tony plus d'une fois dans ma vie, mais si le ciel se décidait à me donner le pouvoir de télépathie, je voudrai que ce soit aujourd'hui.
Je soupire, respire, toujours le même air, le sien, toujours son corps trop près, toujours lui là, planté devant moi.
Je voudrai qu'il ait le courage de m'embrasser, mais je secoue le visage, pour lui, pour moi, pour tout ça. Mon esprit ne sait pas, j'étais décidée, je voulais qu'il sorte.
Et maintenant mon cœur qui s'est stoppé sur un seul côté me hurle qu'il ne veut plus jamais qu'il sorte d'ici.
J'ai plus la force de parler, je voudrai en être capable, mais la vérité est là, il a réussi à faire taire Tina. Je jure que je veux le foutre dehors de toute mon âme. Oui, jure que c'est vrai encore une fois.
Et je ne sais pas qui j'essaie de convaincre le plus, lui, le monde, ou moi.
Je pince mes lèvres encore une fois, et je me laisse submerger par ses envies de le violer que j'avais quelques secondes avant.
Avant que je ne vois le massacre de ma cuisine, avant que je me rende encore une fois compte qu'il est un peu trop menteur, mon meilleur ami.
J'ai en tête des milliers de caressent, celle que je pourrai faire, celle qu'il pourrait se permettre de faire subir à mon corps.
La plus difficile des tortures. Je respire, j'essaie de le faire calmement et son corps me nargue toujours.
Pourquoi c'est moi qui court ? Je voudrai ne plus penser à cette question qui se répète à mon cerveau, et pourtant ... Pourtant.
J'aimerai arrêter de réfléchir, mais ce n'est pas comme avec tous les autres, putain, Tony, c'est toi qui m'a fait douter, en premier. Si on s'était embrassé à cette foutue soirée, ce serait pas à moi aujourd'hui de décider.
Je ferme les yeux, mouille mes lèvres de ma langue, j'accroche ma main à son épaule, un peu trop fort, je ne sais pas. C'est mon corps qui parle pour moi.
Et mes doigts glissent lentement sur son torse, et je me maudis, parce qu'ici et maintenant, c'est mon cœur qui parle.
Je comprends les mots avoir envie de quelqu'un alors que mon regard cherche le sien, j'ai peur, un peu c'est vrai, et puis me reviens en tête qui je suis.
Je suis Tina, et je fais partie de ses gens qui ne réfléchissent pas, qui se contentent de vivre et d'être tellement fiers d'y arriver.
Alors en mordant ma lèvre inférieure encore une fois, j'approche mon visage rapidement du sien. Je n'hésite pas, même si j'ai comme quelque chose qui bloque mon estomac.
Je retrouve l'équilibre alors que je touche enfin sa bouche, après les kilomètres entiers que la vie nous a fait subir pour nous trouver.
Je voulais quelque chose de tendre, de passionné ... Mais il ne reste que la passion, je crois. Tandis que mes lèvres dansent avec les siennes, mes mains parcours son corps.
Je le cherche partout, je veux tout, et je le veux maintenant, et je ne peux m'arrêter. J'ai mal partout de savoir qu'il n'a pas encore tout toucher, caressé.
Je veux tout, Tony, je ne sais pas faire à moitié. Je voudrai pouvoir murmurer quelque chose, mais je ne peux me décoller de lui, et tout ce dont je serai capable serait un : Prends-moi. Qui dénoterai surement, n'importe quoi. Je voudrai pouvoir le dire, vraiment, je le sais, je le sens, mais je n'arrive pas à me défaire de lui.
Et je n'en suis pas capable, mon corps ne veut pas quitter le sien, mes lèvres ont trouvé leur place, trop en manque de ses baisers depuis des années. Trop en manque de tout ce que j'ai pu imaginer ... Tony, fait quelque chose, calmes-moi, je ne sais pas.
Je ne sais pas de quoi sera fait demain, mais aujourd'hui bien plus qu'hier, je te veux comme jamais.
Inventes-moi un monde, celui où tu n'abimeras jamais mon cœur. Laisse moi rêver, le temps de ce baiser.
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MessageSujet: Re: •| Jamais d'eux sans toi ─ Tina & Tony |•   Jeu 23 Fév - 1:18



J’inspire avec lenteur, devenant patience. Son parfum m’abime tant elle me brule les sens. J’ai envie d’empoigner sa chair jusqu’à la saigner de mes ongles, arracher quelques lambeaux de son âme qui pour toujours à mes pieds ne suffiront pas à la soumettre. J’attends, mes mains flânant avec les contours de ses bras, tentant ça et là ses coudes, son dos, ses reins…. Et ne fais rien sinon être moi, figé dans une tentation immense à laquelle elle cédera. Je le sais et la sens hésiter des conneries étranges avec lesquelles elle se torture, seule et décimée par l’absence de mes doigts sur sa peau qui m’appelle, hurle aux plaisirs de pouvoir être envisagée avec ardeur.

Son visage se défait, se réinvente sous mes yeux à demi-clos ne surveillant que ses lèvres. J’aimerais qu’elle le dise encore, se fasse un mal de chien en me poussant hors de chez elle, qu’elle en vienne à haïr son propre nom de n’avoir pas su apprivoiser le mien. Je tente, calme d’une sérénité qui m’inquiète tant elle ne va pas durer. Des sensations ennemies grondent jusque dans l’apocalypse de mes songes qui se taisant emmènent avec elles le temps, les doutes et les sentiments. Ne demeure que Tina, sous mes doigts.

Sa main d’abord accroche mon épaule qui s’y attendait et ne prend pas encore la peine de frémir. Son souffle coupe le mien de sa transe derrière laquelle je devine un millier de mots qu’elle censure, n’osant jamais. Je questionne mon cœur qui ne s’affole pas, lorsqu’elle l’effleure de sa main. Lui et moi avons déjà vécu cet instant une centaine de fois, bien avant que le sommeil ne me quitte, laissant en moi une idée marquante d’une brûlure ancienne, tellement évidente. Je la sens fébrile alors qu’elle me touche et je me refuse à elle, une seconde durant laquelle le vide pousse au vice. Elle cède et je respire alors, l’odeur de ses lèvres.



Je la vois, ses yeux fermés sous les miens qui la contemplent alors qu’elle s’anime d’une passion faite pour moi. Incapable de clore les paupières, je goute ses lèvres du bout des miennes qui ne s’abandonnant pas librement apposent entre nous une intense frustration. Je veux que notre échange soit long, profiter de chaque frisson, qu’une seconde m’arrache le cœur et que d’un battement cils, tu le fasses repartir. Je veux qu’on prenne le temps d’offrir à la passion un nouveau nom en lui apprenant que les nôtres l’appellent à être tendre, dans ses pulsions. Je veux que la rage devienne le remède de sa propre maladie, enfiévrant mon crâne qui ne réclamera aucun sursit, trop heureux d’être déchiré par des pensées tumultueuses jurant sur ton prénom, le mien et la fin du monde autour. Je veux tenir les promesses que mes mains te font en conservant leur lenteur et puis crever de douleur, lorsqu’il me faudra choisir entre m’oublier et te laisser. Je veux ne plus rien vouloir sinon la fureur de ce moment qui durera des années où la lumière nous acclame. Je te veux, et languis les flammes.

Je craque un sourire entre ses lèvres que je ne quitte pas, mais repousse d’un baiser si doux qu’il me blesse. Mes mains contre son corps la détachent du mien qui pourtant la suit. Je nous emmène hors de la pièce, plaquant son dos contre un mur qui la soutient tandis que je cale une main derrière l’un de ses seins. Ma paume la respire tandis que mon ventre nu réclame le contact du sien. Je calme le jeu, ralentissant ses caresses devenues pressantes, parce qu’une autre aurait eu ces mêmes gestes. Je lui refuse ma langue, ne tentant que ses lèvres des miennes qui en réinventant l’usage se laissent faire dans leur sourire. Reprenant mon souffle devenu le sien, j’accroche ses cheveux, une main calée derrière son oreille, et les tire afin que son visage m’abandonne.

Mes yeux dans les siens, j’attarde plusieurs secondes qui pèsent d’une légèreté faite pour nous plaire, entre nos bouches. La mienne toujours ouverte se tord, montrant les dents et je cesse de sourire, prêt à mordre. Elle a cédé, et je profite de sa nature à mes souhaits. Mon regard au fond du sien jure les mots que ma langue entend déjà, elle a cédé et le monde se tait parce que.

    ─ Je le savais.

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MessageSujet: Re: •| Jamais d'eux sans toi ─ Tina & Tony |•   Jeu 23 Fév - 2:04

J'essaie de ne pas penser, de ne pas calculer mes gestes, de me laisser aller. Je veux tout autant que je l'ai toujours voulu, si ce n'est plus. Sa peau contre la mienne, ses lèvres partout sur moi. Tony en moi. Je veux que mon coeur résiste à ça et que si demain tout ne va bien qu'on puisse encore faire semblant d'être amis, putain. Je veux que rien ne change, mais je veux qu'il m'amène jusque dans ma chambre. Je veux aussi plus de passion, je veux crever parce que ... Parce que rien. Tout se ralenti, la passion n'est pas là, la mienne oui, ça fait mal à l'intérieur de l'estomac. Je continue alors que me vient en tête mille et unes idées, ça va se résumer à ça ? Lui qui me calme toute ma vie ? Les yeux toujours fermer, mes lèvres toujours proches des siennes je n'ose pas rouvrir mes paupières, faire face à la réalité. J'ai peur de ses mots, de ses pas. J'aurai du juste dire : Sors de chez moi.

Je regrette mes gestes autant que j'ai envie de les continuer. Mais perdue dans ce monde où Tony ne semble pas vouloir de moi, je me laisse faire, me laisse embarquer loin de la porte de la cuisine, me laisse caresser, à moitié. Je ne sais pas vraiment, j'ai le coeur qui bat trop vite pour écouter. Je me demande pourquoi, pourquoi rien ne se passe ? Pourquoi je saigne encore alors que mes lèvres l'ont touché ? Pourquoi j'ai l'impression d'avoir en moi ce sentiment d'être repoussé ? Je respire trop son odeur et mon esprit ne réponds plus, je me laisse faire encore une fois, et suis le mouvement qu'il souhaite pour ma tête. Je m'éloigne de lui, le regarde, un courage en moi que je ne me connais pas. Et puis je vois ses yeux, son visage, son sourire fier de lui. J'accuse une pointe à l'intérieur de moi tandis que mon coeur se remet à balancer, de gauche à droite, Tony, tu sais ?

    ─ Je le savais.


Salaud. Putain. Merde. Fais chier. Connard. Bordel, que je te hais. Je soupire, essaie tant bien que mal de ne pas montrer à quel point il m'insupporte. Je savais que j'aurai du le virer. Putain, je le savais. La vie ce serait mieux porter de n'avoir jamais vécue ça. Ouais, c'est carrément de la vie en général que je parle là. Bon sang, c'est pas permis d'être amoureuse d'un type comme ça. Pas permis, j'en suis persuadée aujourd'hui. Je ferme les yeux, tente de reprendre mon calme, j'ai l'impression de mettre faite avoir comme une pucelle enragée. Putain, j'ai précisée que je le haïssais ?

    - Pauvre con.


Que je finis par prononcer dans un sourire. Parce que c'est surement tout ce que j'ai trouvé à répliquer plutôt qu'une flopée d'insulte dites comme ça à la volée. Ouais t'es qu'un pauvre con, parce que moi aussi je le savais ! Voilà, on est quitte, et bon sang je le sais Tony que t'as envie de moi. Je le ressens jusque dans toutes les extrémités de moi. Je souris toujours, et ma main choisi de se caler sur sa joue, cette fois. J'ai envie de le virer, vraiment, j'en ai envie. Mais je ne peux pas c'est plus fort que moi, et même si je l'imaginais rapide avec les autres ça me plait de me dire qu'avec moi il ne choisi pas cette option là. Je t'aime, Tony, tu le savais, ça aussi ?

Je caresse sa joue, peut être un peu trop longtemps, je respire sa peau sans jamais l'avoir gouter, je lâche son visage pour attraper sa main, je la guide pour qu'elle se pose sur moi, sur mes hanches, que je voudrai qu'il ne lâche plus jamais. Parce que je suis entière, là maintenant, parce que ce n'est plus une boite bondée, parce qu'on impressionne personne si ce n'est nous deux. Parce que s'il me ressort une phrase comme celle là c'est avec une baffe qu'il dégagera de chez moi. Je souris, coquine, cette fois, je me meurs un peu de ne pas le savoir encore fou pour moi. Je mords ma lèvre infèrieure avant d'avancer mon visage à nouveau vers le sien. J'amorce un nouveau baiser, moins fougueux, c'est vrai, presque trop doux aussi, je lui trouve un nouveau gout, celui que j'aurai du ressentir la première fois. Celui de Tony et Tina.
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MessageSujet: Re: •| Jamais d'eux sans toi ─ Tina & Tony |•   Mar 12 Juin - 23:28



Je l’emmerde si fort que mon ventre se crispe dans l’effort. Son cœur sous mes doigts les frappe à répétitions, s’envenimant avec ses yeux qui me foutent au vent. Je veux qu’elle s’emporte, qu’elle me griffe. Qu’on se dévore et que dans un souffle, elle me gifle. Je veux mordre son sein qui pulse sous mes doigts et rendre à la beauté un rien des cris qu’elle lui a volés. J’veux qu’elle me brûle, qu’elle me déteste et qu’avant de m’épouser, elle me baise. Que la peau passe avant la peur, qu’elle me goûte avant de me recracher et que dans son sang se trouve un peu du mien, quand elle m’aura ravagé. Je veux un désastre et un déluge pour m’en laver. Puis la reprendre sous la pluie où ses mots glisseront sur ma langue comme tant de défauts sur les anges. Ses yeux me souhaitent mort. J’exulte, une crise au cœur quand elle me complimente d’un affront.

    - Pauvre con.

Un frisson dresse ma peau comme une chienne aux abois, je souris à ses lèvres tendues par une lubricité nouvelle, faite pour moi. Un poing fantôme serre mes côtes quand je veux lécher la farine sur ses pommettes du bout d’une langue rosie par ses caresses. Elle me touche, s’éternise. Et je la laisse faire en lui cédant mon propre caprice ayant ralenti sa main mais pas les coups de son cœur qui frappe encore ma paume ouverte sous son sein. Je sais pas si elle réalise qu’on est déjà en train de danser. Je mène le rythme de son souffle fracassé contre le mien perdu entre tout et son rien.

Elle a un sourire au bord des yeux, quand elle me cajole de ses doigts fins, un sourire que mes dents souhaitent arracher pour le dévorer et le lui rendre, imprégné de ma salive qui laissera toujours une empreinte sur ses rires, sa joie, ses mots et le prénom de Tina. Ma main sur sa hanche délire de ne pas y être descendue seule et pince en retour sa peau tendue par la jeunesse que ravivera ma connerie, bien assez tôt. Je veux lui faire mal et la guérir de mes propres plaies, lui tendre mon propre couteau pour qu’il la soigne en le faisant saigner sur ses moindres failles. Je la veux droite et fière comme une soumise corrompue par la haine de se savoir digne et puis pliée en deux par le poids d’un aveu trop lourd pour deux. Je la veux docile, cruelle et surprise. Je la veux tandis qu’elle me prend et goûte à un baiser trop doux pour être vrai. Je me régale d’un succulent secret et exauce mes propres souhaits qui comprennent que depuis toujours, je la voulais.

Je la veux en colère, faire jaillir d’elle un torrent de vieux souvenirs. Qu’elle me voit avec d’autres quand je fantasme sur la fadeur de ses amants. Je veux qu’elle me haïsse, tandis que j’apprends. La tendresse et le reste. La misère d’être celui qui reste. Mon cœur en retard comprend et martèle sa cage de cris déchirants l’espace, la vie, le temps.

Ma bouche presse la sienne dans une rage affamée, rattrapant les secondes que les mots ont laissées filé. Je me prive de souffle pour étancher ma soif du sien et contre sa peau, je presse mes mains. Un silence bondé par nos désirs vrille mes tympans qui cognent une excitation presque hallucinée de se savoir si pure. J’embrasse son menton, le mords en poussant une main contre ses reins. Je la veux contre ce mur, dépourvue de tout sinon ses bottes, nue et forte. Je la veux dans sa cuisine tapissée de mon chaos, salie par les arômes de mes désespoirs. Je la veux le torse appuyé sur sa fenêtre et le monde pour témoin de nos râles de champions. Je la veux comme je la prends.

Une main dans ses cheveux de déesse succombe à la douceur insalubre de ses fils d’or. Je récupère ma trainée de poudre, sans ignorer son bassin se mouvant contre le mien, et mouille d’un baiser ses joues auxquelles j’enlève ma farine, n’en perdant rien. Son odeur me prend à bras le corps et je maudis son parfum le sachant occuper mes rêves futurs et mes pensées les moins pures ; je m’en délecte pour ne jamais l’oublier et le sens même jusque dans ses baisers. Mon rythme calé sur celui de ses hanches comprend les rixes de mes baptêmes qui s’inversent pour faire de moi la misère, le ciel et l’enfer sous une chaleur de plomb. Je laisse faire, tirant du bout des doigts sur sa dentelle qui menace de rompre avant d’emmerder l’urgence. Je me vexe, me prive, me déteste quand je choisis de le lui enlever sans l’abimer pour finalement tout oublier, confronté à sa peau.

J’abandonne son visage et signe de mes lèvres un passage de son cou à son nombril, m’attardant sur ses seins que mes yeux fermés voyaient valser encore et encore, jusqu’à ce que ne restent d’eux qu’une trainée de lumière d’or. Et encore et encore. Je goûte ses ombres, j’embrasse ses plaines, susurre contre ses vallées, me promettant de ne pas oublier la moindre parcelle de sa peau dressée par un désir commun. Mes mains perdent leurs propres traces, pinçant, griffant, caressant, effleurant tout ce que sa nature me donne.

Je recueille ses soupirs comme un avare, agrippant ses jambes pour qu’elle me surplombe. Son dos percutant le mur vient faire danser ses cheveux sur les miens et je râle aussi quand elle resserre une emprise sur mes reins. J’hésite, tenté entre la cuisine, la chambre, le salon et ce putain de plancher qui m’appelle. « Où ? » sourit un murmure contre ses lèvres.
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MessageSujet: Re: •| Jamais d'eux sans toi ─ Tina & Tony |•   Jeu 14 Juin - 11:46

Et si ...

Et si la Terre décidait de s'arrêter de tourner dans quelques minutes, je ne pourrai même pas le voir. Parce que mon esprit, mon cœur, mon corps, ne voit que lui. Parce que je respire son odeur, me rends compte que je le veux maintenant et surement à jamais. Je dirai à la Terre que j'ai rêvé de ce moment depuis que j'ai commencé à rêver de lui. Je lui dirai que je me damnerai même pour toutes les caresses qu'il est en train de me donner, et que de sa folie pleine d'envie je ne m'en remettrai surement jamais.

Et si le monde pensait que demain je ne pourrai pas le supporter. Je répondrai que ma vie a atteint son apogée, que Tony a fait de moi sa reine le temps d'une journée, peut être soirée, et que cela me suffit, et peu importe le nombre de regret que j'aurai demain, je les supporterai. Parce que mes frissons sont incontrôlés et que même à demi-nue devant lui, j'ai du mal à réaliser ce qui est en train de nous arriver.Parce que ses mains ne peuvent se défaire de mon corps et que rien n'a autant d'importance que cela, même pas la vie d'après. Même pas ce moment où on se regardera et qu'on se rendra compte de ce qu'on a fait, l'amitié ne s'abimera pas, mais peut être qu'elle nous quittera.

Et si l'univers décidait d'exploser, je m'en moquerai, j'exploserai moi, bien avant, de ce bonheur trop grand que je suis en train d'éprouver. Je pourrai très bien crever, oui, dans une danse endiablée, rythmée par ses baisers. Parce que tout peut s'arrêter à tout moment et je l'ai déjà assimilé, c'est pour cela qu'on fonctionne comme cela, lui et moi, à l'instinct, à l'envie, au moment présent. A ici et maintenant. Rien n'a jamais autant compter, alors l'univers peut bien décider d'éclater maintenant, parce que rien d'autre ne compte que ça ; Lui et moi, chez moi, mes jambes qui entourant son corps, mon dos qui frappe le mur ... Et l'envie que j'ai de lui, ce trop plein d'émotion, ce qui nous a rendu pendant si longtemps tellement con.

Et si on était capable de s'aimer comme les gens doivent s'aimer. On aurait pu faire mieux, faire je ne sais pas, ne pas se déchirer avant d'en arriver à cet instant. J'ai envie de tout, de rien, je déteste l'idée de me dire que tout pourrait s'arrêter. J'aimerai avoir le courage de lui avouer que maintenant, on doit tout stopper, que maintenant on le sait, on s'aime, c'est vrai, mais on est pas assez doués, et je crois que moi je ne suis pas assez courageuse, je ne suis pas prête. Si on devait s'aimer comme les autres ? On ne serait pas nous, on ne s'aimera pas autant, si seulement ... Si seulement on faisait les choses dans les règles toi et moi.

Et si mes doutes n'existaient pas. Je lui enfoncerai encore plus fort mes ongles dans le dos, je mordrai ses lèvres pour ne jamais en perdre un morceau. Je crierai si fort que les gens autours pourraient nous penser dans un porno. Je garderai son corps pendant tout ce moment proche de moi, garderai ses yeux dans les miens, garderai ses souffles, ses mains, je le garderai comme une égoïste qui ne peux pas vivre sans une part de lui. J'ai besoin de Tony plus que j'ai besoin de respirer pour vivre. Et si je n'avais pas de doutes ? Je répondrai à son « Où ? » « Peu importe, tant que tu me prends maintenant. »
    Et si j'osais.

      J'ose.

J'agrippe sa peau, quitte à le faire saigner, j'attrape ses cheveux, perdue dans un de nos baisers, fends un peu plus mon cœur en deux, parce que la peur ronge encore un peu mes tripes, mais je décide de ne plus y penser. De me concentrer que si peut être demain il ne sera plus à moi, aujourd'hui, il ne partira pas. J'ai envie de répondre à sa question, ne pas le laisser sans réponse, mais il me semble que je ne sais plus parler. Les mots m'ont quitté, et les autres maux ont fait de même. Mon cœur se fissure parce que je ne croyais plus au fait qu'un jour j'entende enfin ses murmures. Ça ne fait pas mal, plus mal, j'existe enfin, entière en étant proche de lui, finalement sauvée.

J'ai l'impression de vivre comme je ne l'ai jamais fait, de ma saouler à la vie grâce à l'odeur de Tony. Mon besoin que j'avais de lui se dépeint aujourd'hui, dans mes mouvements, dans mes regards, jusque dans mes sourires. C'est unique, un secret inavoué, et pourtant, j'espère que le ciel sera clément, que plus tard, peut être pas demain, mais dans un avenir certain j'aurai encore la chance de l'avoir pour moi. La valse dans laquelle il m'entraine, dans laquelle il m'attend, est sans aucune hésitation, la valse des sentiments. Ceux que j'ai toujours eu envers lui et ceux qui sont nouveaux aujourd'hui.

Parce que je savais que je l'aimais, c'était un fait avéré même s'il était caché, mais j'étais ignorante du fait que j'aimerai ses baisers, que son regard sur moi me brûlerait, que ses caresses me feraient plus que frissonner, que sa respiration me plairait tant que je calerai la mienne sur la sienne, que sa peau contre ma peau me semblerait comme une entité depuis longtemps séparée qui enfin se réunit pour frôler le parfait.

Je ferme les yeux, me délecte de tout ce que je peux obtenir de lui dans cette position, laisse mon cœur s'envoler plutôt que de chercher encore une fois à le torturer. La passion du moment me monte à la tête, me donne la nausée, mais c'est la première fois que je me plais à être comme cela, enivrée, totalement possédée. J'use de tout ce que je sais, me dit pour la première fois qu'ensemble on est réellement bons. Qu'on sait où placer nos mains, où embrasser, faire languir l'autre, et torturer. Mes mots bloqués quelque part par ma respiration, j'arrive tout de même à supplier ;

    - Là, partout, ailleurs ...


Maintenant, de suite, ici, sur-le-champ. Et si j'en avais déjà douté, je prie le ciel de me faire pardonner, parce que rien n'est plus clair que présentement je le veux depuis le début, depuis quelques années qui sont égales à l'éternité. Je l'ai toujours voulu, l'évidence me brûle de l'intérieur, s'ajoutant à tout ce que je ressens. Je l'embrasse une nouvelle fois, lui montre mon impatience, ma passion, mes tourments. Que l'endroit ne compte pas qu'il suffit juste que ce soit lui et moi dorénavant.

J'ai attendu, j'ai pleuré, j'ai souffert, pour arriver à ces minutes, ces heures que j'ai toujours désiré. Ce laps de temps où j’ajouterai une nouvelle définition au mot : Aimer.
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MessageSujet: Re: •| Jamais d'eux sans toi ─ Tina & Tony |•   Mer 18 Juil - 1:08



Je veux aller trop loin et qu’elle se haïsse de me laisser faire, ouvrant ses jambes comme un tombeau. J’veux baiser sa dignité qu’un soupire suffit à rompre et la prendre sans remord sur les remparts de mon désamour. Je la veux esclave royale de ma putain de volonté dressée contre elle. J’inhale ses baisers qui empestent les sentiments en égrainant les miens qui jonchent le sol de leurs carcasses vidées par mes désirs. Je me fous du monde.

Il y a un vide entre ses cuisses que je dois remplir. Un manque que je veux posséder. Un corps où il me faut habiter. J’y logerai mon ancre, mes poux, ma queue si elle savait chanter pour ne plus avoir à en sortir. J’y trainerai mes peines pour qu’elles tapissent le décor de mes conneries les plus pures, en faisant un poème salace de rêves et de grimaces. J’y poserai mes valises griffées par les mains des autres et les oublierai en l’honneur de cette caverne aux trésors serrant son emprise sur moi, m’enfermant dans un noir réconfortant, une chaleur épaisse et des murs doux comme une caresse.

Sa main dans mes cheveux se fait l’écho de la mienne qui plus tôt torturait les siens en les tirant comme des fils d’argent reliant les manœuvres de son cul, son corps, son cœur. J’enfle comme une bombe que mes pensées furibondes savent dresser depuis longtemps et je m’ordonne, me faisant mal. Je me retiens, fantasmant sur des horreurs qui m’arrachent à l’interdit pour qu’il dure, souhaitant une seconde lui faire croire qu’elle ne m’excite pas, qu’elle ne suffit plus, qu’il manque un, deux, trois trucs. Je m’imagine lui faire un mal de chien par amour pur de la surprise, la blesser jusque dans le fond de son âme que mes mots iraient bleuir, testant mes limites qui se croient capables de la récupérer ensuite, malgré tout. Mais surtout malgré moi. J’encaisse, me distrayant avec ses tétons qui tutoient mes doigts les croyant aveugles, braillant des secrets que je presse, apprivoise, les laissant enfler jusqu’à s’appeler Misère et Douleur. Je souris contre ses lèvres, soigne ses ardeurs. Je la contente d’une frustration et emmerde tout, surtout le temps, m’improvisant docteur.

Je fige mes doigts quand sa bouche s’étire sous la mienne, prête à parler. J’écoute son soupire en souriant de le savoir porter mon nom. Sa voix éreintée pense être épuisée mais je jure que demain ses propres voyelles seront en train de boiter. Comme je la veux, je l’entends.

    - Là, partout, ailleurs ...

Je ris sans timbre, lâchant un grognement sur sa gorge. Elle me baise les lèvres, attise un feu qui m’enrage et marie dans l’allégresse colère et paresse. Je veux qu’elle me prenne en mains, qu’elle me tente en bouche. Qu’elle s’empare des rênes pour s’en servir contre moi et me rende tout le mal que j’ai pu faire à son petit cœur affolé par les caprices du mien. Je veux un affront, un putain de combat titanesque dont dépendrait la survie même de notre espèce, qu’on se déteste et le fasse savoir à nos haines qui en jumelles se lècheront le corps pour se confondre et ne devenant qu’une, règneront sur le monde.

Ses pieds retrouvent le sol et je la quitte, ne gardant d’elle que ses lèvres sous les miennes. Mon bassin se crispe quand j’en approche mes mains. La boucle de ma ceinture contre mon ongle offre un tintement qui bouscule mon sourire en coin et j’attrape le cuir, me promettant de m’en servir. Contre elle. Contre moi. Contre la vie, le sexe, le froid. Je veux dompter son miel et ravager sa peau pour que l’un comme l’autre se souviennent de moi. Laisser une empreinte dans chacune de ses pensées et marquer mon passage d’un rouge cuisant comme les hontes délicieuses des aurores funestes.

Je laisse la ceinture serpenter jusqu’à nos pieds, la remettant à plus tard. A demain. A dans dix ans. Et ils se retrouveront. La tension sous mon ventre appelle le vide sous le sien et je me sens déjà l’emplir, le quitter, y revenir, l’abandonner. Je la regarde, mes mains affairées à abattre la dernière muraille qui nous sépare. Il n’est pas trop tard. Mon front contre sa joue, je reprends mon souffle, rivant mes yeux sur mes doigts qui savent déjà, mes phalanges dans l’ombre de nos corps presque nus se cachent entre nos deux sexes qui semblent se connaître depuis des guerres entières, s’attendant dans la poussière, l’usure, l’enfer. J’accroche une main à sa nuque, plongeant mes yeux dans les siens quand mon front contre son front désire ne jamais s’en défaire. Et puis pense.

Tina. Tony. Maintenant, ici. Après ça, plus rien ne sera jamais comme avant. Je la verrai pour toujours nue, à cheval sur ma queue qu’elle traitera comme une relique amoureuse de son envers et j’ai des craintes au corps, à savoir que des crampes trahiront mes efforts pour ne rien laisser paraître. Je voudrai la prendre tout le temps, comme je l’entends. Là, sur ses propres draps où d’autres ont cru valser alors qu’ils rampaient sous ses hanches. Partout, où la vie nous foutra l’un vers l’autre dans l’idée de nous faire nous aimer. Et ailleurs. Surtout ailleurs. Je veux pas l’aimer, jouer au couple et choisir entre son égo ou le mien, sachant que les jongles sont hors de ma portée. Je veux pas qu’elle m’aime, chérisse les poèmes et me bouffe la vie comme j’anéantirai la sienne. Je veux pas de nous. Juste d’elle.

Je la regarde comme jamais. Voyant ma meilleure amie et son corps déjà offert, ouvert, soumis à mes doigts qui ont pigé tard qu’ils étaient parfaits pour les contours de cette sculpture de satin. J’ai rien envie de lui dire, surtout pas de l’entendre. Mais que quelqu’un me dise que demain, on saura encore rire ensemble, qu’on jouera à chat, que je pourrai lui faire mal bien que lui ayant fournie des armes contre moi. J’veux qu’on me dise qu’elle sera toujours là dans un mois, qu’elle n’hésitera pas à me prendre chaque fois que le corps l’en dit pour ensuite retourner à nos vies et les amitiés des autres qui nous perceront à jour. Je veux savoir qu’elle sera là dans dix ans quand j’aurai appris à chialer. Que j’aurai son épaule pour moi, même si le reste ne suit pas. Qu’on se quittera que pour mieux venir se chercher, qu’elle me tirera par les couilles s’il le faut, me faisant un mal de chien en jurant sous ses lèvres un « Pauvre con. » qui fera que tout sera comme avant, comme maintenant.

J’ai envie de me venger, de pincer sa peau qui agrippera la mienne, de lui laisser une marque qui faiblira le temps d’une décennie, devenant le sablier de nos désamours maudits. J’veux qu’une cicatrice soit notre emblème. Qu’elle me dise jamais qu’elle aime. Et oublier que j’ai vieilli le temps d’une seconde perdue dans ses yeux. Mais mes veines pulsent pour moi l’urgence du présent, rendant douloureuse l’attente qui me régale en me séparant d’elle pour la dernière fois. Viens, baise-moi et devenons les rois qu’on a toujours été. Couronne-moi de ta bouche et versons sur le monde une ombre écrasante de luxure et de candeur que tu gouverneras de tes griffes, striant chaque partie de moi avec une lubricité aussi changeante que les lunes. Bouffe-moi qu’on en finisse et je promets qu’on nommera après nous des vallées, des cités, des fils.

Mes doigts se défont d’elle et je glisse ma main dans la poche arrière de mon pantalon qui n’est plus retenu que par un désir urgent de rester un membre actif de la gloire, du salut, de l’espoir putain, du cul. Je trouve l’anneau dont le latex me rappelle des souvenirs que celui-ci évincera et glisse l’emballage entre ses doigts, présentant les boutons de mon jean comme un présent. Je lui souris avec malice, mordant ma lèvre. Et puis ouvre mes bras. Ici, maintenant ? Couronne-moi.



Dernière édition par Tony Raith le Sam 11 Mai - 22:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: •| Jamais d'eux sans toi ─ Tina & Tony |•   Mar 21 Aoû - 15:19

Même dans mes rêves ce n'était pas aussi parfait. Pas aussi bestial. Passionné. Vrai. On possède en nous cette vérité, celle qui ne nous fera jamais mentir, celle qui nous dicte que si on s'aime aujourd'hui, demain pourra être différent. Je suis tétanisée par la peur, mais animée par l'envie, le désir, le mal, le bien, le sexe et lui. On sait vers où on s'en va, vers où on fuit. Et je retirerai chaque mot amoureux que j'ai pu prononcer. Parce que c'est plus que l'amour. Bien plus que cela, on ne pourrait se contenter de juste s'aimer, ce serait trop facile, trop surfait, on préfère le mensonge, à tous ces mots qui indiquent au monde dans quel sens il doit tourner. Ici et maintenant il vibre sous nos pas, comme je tremble sous ses bras. On est expert dans ce qu'on fait et je suis sûre que l'univers lui même n'a jamais connu deux personnes comme nous. Faites pour être ensemble parce que c'était écrit.

Je veux le dévorer, goûter sa chair et devenir cannibale de lui, ne plus jamais avoir le sens du goût parce que j'ai connu celui de sa peau. Perdre celui du toucher a force de trop l'avoir dessiner de mes doigts, refaire de mes mains les courbes que font sa peau. Oublier l'ouie parce que saoule de ses souffles. Devenir aveugle quand mes yeux ne seront pas posé qur son corps. Et enfin devenir une parjure de l'odorat parce que son odeur me hantera.

Je veux me dire que demain n'en sera pas changer, qu'après le sexe, l'amitié et l'humour seront toujours là que de notre union il n'en ressortira forcément que quelque chose de bon. Je suis fatiguée, de douter fatiguée de me dire que j'en sortirai changer. Heureuse d'être la où je suis à l'instant, être persuadée que plus personne ne ment. Ni son corps, ni le mien, les dieux même se tairont devant notre union. Je veux me contenter de penser que je désire qu'il me prenne comme un chien, qu'il me dresse de ses gestes, ses caresses. Que la tigresse indomptée le soit par un Tony qui baise comme personne d'autre ne le fait, je le sais. À croire que toutes nos autres nuits ont été vécu pour qu'on puisse arriver à cet aujourd'hui.

Sa ceinture me nargue parce qu'au contraire d'elle son jean est toujours la, il empêche son corps de venir se coller au mien, de devenir moite à cause de moi, de me permettre de goûter ce que jamais je n'aurai vraiment esperé, je le boirai quand je le lècherai, plus rien d'autre dans ma vie ne pourra être aussi bon que cela, parce que nos vies vont connaître leurs apogée. Cette pensée était une certitude avant qu'une de ses mains s'éloigne de mon corps pour aller chercher quelque chose, je ne comprends pas. On doit danser lui et moi. Je soupire, meurs un peu, vide de lui, en manque déjà.

Je vois ce qu'il est allé trouver dans sa poche, et je souris, pourtant je ne suis pas encore d'accord avec lui. Je mords ma lèvre inférieure avant d'enfin faire ce qui me démange depuis quelques minutes. Et je défais les boutons restant de son jean, passans ma langue sur son torse en même temps. Je laisse enfin glisser le tissus le long de ses jambes, laissant ma bouche s'attarder sur une autre partie de son anatomie. Je le savais ... Qu'après l'avoir gouté mes sens en seraient perturbés. Tony relève du divin, personne ne peut me contredire, aucune fille, femme, ne peut affirmer qu'il n'est pas parfait. Maître de mon monde inavoué, il est de ces anges damnés.

Et alors que je me relève j'attrape sa main, choisi de le trainer dans ma chambre, d'en faire mon pantin. Devenir moi même un objet entre ses mains. Je suis décidée, ne le regarde presque pas, l'esprit ennivré par lui, sûre de moi, sûre de ce qu'on va faire. Sûre à présent de l'endroit où je veux que cela se passe. Je l'amène à s'assoir sur le bas du lit, et sous ses yeux qui brûlent ma peau, je lui laisse entrevoir mon corps tout entier, mon cœur aussi qui sait. Nue devant lui, je n'ose plus respirer. J'approche mon visage du sien, proche de lui une nouvelle fois, ce qu'il a sorti de sa poche juste à côté de nous, plus prêts que nous le serons jamais. C'est maintenant Tony, maintenant cette apogée que je nous ai promis, maintenant que la vie prend tout son sens.

- Prends moi ...

Maintenant qu'on se proclame roi de ce domaine toi et moi. Si j'oserai je dirai même que les planètes sont parfaitement alignées, que les autres personnes retiennent leurs souffles, parce qu'ils ont attendu ce moment depuis que notre histoire a commencé. Et demain, je jure que le sexe aura changé autant pour lui que pour moi, on ne pourra jamais se passer l'un de l'autre parce qu'on est Tony et Tina. Amants et amis à la fois.
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MessageSujet: Re: •| Jamais d'eux sans toi ─ Tina & Tony |•   Dim 12 Mai - 21:04


Entre tous les délices qui chevauchent mes ardeurs, c’est son odeur qui me frappe le plus violemment, s’agrippant jusqu’à m’entêter l’âme. Le parfum de son corps est plus doux que dans mes rêves, plus enivrant que dans les fantasmes au creux desquels j’ai pu la baiser sans égard avant de me réveiller trempé par la sueur, reprenant notre rixe là où le sommeil l’avait rompue. J’ai recollé les morceaux de ma main, allant, venant, sur ma volonté tendue de n’être qu’à elle, un jour au soleil vivant. Il y a des secrets sur sa peau que ses propres doigts ignorent et je les explore avec admiration, révérant ces coffres aux trésors que je dépucelle de mes lèvres.

Sa bouche me quitte et sa bouche me manque. Mais un sourire la tend et il me tente de lui faire confiance. On est nés pour le faire dans l’humour. Comme foutus, exprès, de s’aimer sans amour. Je sais, à la regarder, que je la prendrai bientôt. Je veux la remplir jusqu’à connaitre le moindre de ses recoins, la baptiser de mon jus, arpenter ses scènes et me maudire d’être si bien, chez elle. Je veux lustrer mes envies sur son or et polir mes bijoux sur ses seins qui m’attendent, tendus par l’effort. Mes doigts saisissent ses coudes par la peau, attirant ses menottes plus près de mes fringues qu’elle déboutonne sans honneur, m’en séparant comme d’une infante galeuse et malvenue dans nos luttes creuses. J’impose à mon esprit des pensées immondes. Me force à l’horreur pour survivre des heures. Et des heures. Et des heures sur et sous ses reins, devant et derrière ses hanches qui me taraudent et promettent des sensations intenses.

Le chemin tracé par sa langue mène avec sûreté au point d’exclamation dressé entre nos années de sévices, je suis raide d’impatience, mes muscles se tendent. Mais rien n’aurait pu me préparer à la sensation de ses lèvres sur mon membre auquel elle prend gout, m’arrachant au monde. J’expulse un gémissement de surprise, ravi du délicieux contact de sa bouche sur ma peau si fine qu’elle semble n’être rien qu’un voile couché entre sa langue et mes nerfs. Mon cou tendu vers le ciel a renversé ma tête et j’en crierais d’extase tant j’ai langui l’instant où se tiendrait enfin cette rencontre. Pourvu qu’elle soit longue.

Mais elle ne l’est pas et elle me prive de tout contact. Je me veux en bouche pendant des siècles, j'aurais voulu imploser sur ses lèvres, la baptiser de ma sève que sa langue serre. J’en grogne de mécontentement, mon visage marqué par la séparation. Mon pouce trouve son menton et sa lèvre que je fais se tordre d’une pression douce pour toute punition. Doucement, les forces de mes genoux me quittent, s’évaporant pour alimenter ma carcasse dans des ailleurs qui lui vont au teint. D’un pas vers elle, je déshabille ce qu’il restait à mes chevilles, fendant l’air à sa poursuite, mon corps nu fier des heures qui l’ont taillé minutieusement. Je me connais par cœur, me suis arpenté par corps. Ma carcasse entière est une carte en braille, faite pour les doigts qui sauront me parler dans un langage bien à elle, de ma tête aux pieds. Quand elle m’assied, je lorgne sans pudeur sur sa nudité qu’elle effronte, me l’exhibant comme j’ai pu la rêver avec moiteur, la présentant comme un totem des années passées à ne saliver que pour moi.

Et à trop penser « ici, maintenant », je finis par m’emmerder et ne pense plus, m’y retrouvant enfin véritablement. Je pourrais fendre ma lèvre de la morsure qui s’y pose. Je pourrais la déchirer en deux tant mes nerfs fondent et menacent de craquer sur sa peau qui me fait délirer de chaleur et de ce putain de désir qui ne me quittent plus les os. J’oublie de respirer quand elle ordonne « Prends-moi. » et souris un truc immense. Si elle savait. C’est mon passe-temps préféré au monde.

Je la contemple une dernière seconde, penchée sur mon corps assis, tous deux raides d’envie. Ma main la trouve et se présente à son con tendre dont la douceur m’enivre et m’invite. Je m’improvise gaucher, inspiré par ses tropiques que mes doigts massent, lassant nos prémices d’une chaleur exquise. Délirant sur ses expressions, j’y prête attention avec une volonté studieuse, ravi de faire morfler son souffle handicapé par ma seule main qui me prépare le terrain.

Et puis. Et puis ça suffit. J’en peux plus. Je m’empoigne aussi. Je la soulève du bras qui la tient toujours et la couche sur son propre lit. Je l’ai harponnée de mes doigts. J’en souris, craquant contre ses lèvres que j’embrasse d’un rire. Son haleine percute mon cou d’un soupire chaud. J’ai mordu le lobe de son oreille mais l’ai quitté dans l’instant, parce que j’arrive. Parce que dans une seconde, il sera trop tard. Parce que je n’ai jamais été aussi près de la prendre et que tout va changer. Je prends garde à ne plus rien avoir sous la dent, inquiété par la rage qui me grippe les sangs et me rendrait capable de lui arracher un peu de sa chair que j’ai au corps et au crâne.

Je craque, léchant mes lèvres qui ont récupéré mon propre goût venu des siennes. Un petit aperçu de ma médecine. Curieux, je la reprends en bouche. Et puis. Enfin. De la main, je me guide à elle et l’empale d’un geste lent dont je savoure la progression. Là, juste là, je viens d’oublier mon prénom.

Le temps est mort, les autres aussi. J’ai trouvé mon temple, mon chez moi, un avant-goût du paradis. Je suis en contact avec dieu et il me dit que la baise est un délice. Sa nouvelle messe. Mes doigts mêlés aux siens emprisonnent sa main au-dessus de nos corps qui s’agitent et j’en profite, emplissant et désemplissant son corps comme je me sens pulser à l’intérieur de mes propres veines. Un doute immonde me frustre, enflammant mes reins. L’impression de ne jamais pouvoir atteindre l’orgasme me taraude, comme souvent, restant là, à portée de mes vas, de mes viens, de mes vas, de mes viens qui s’énervent et s’emportent, rendant l’échange profond. Je la hais, dans l’instant. Je la hais comme je la prends. Je la hais comme je l’ai toujours aimée, voulue, désirée.

Le temps est mort, ma vie aussi. Je recueille ses soupires comme un mendiant, gonflant chaque fois qu’elle gémit, grandissant à chacun de ses éclats de voix qui me glissent sur le dos, les épaules. J’ai l’impression de n’avoir jamais connu qu’elle. De naitre, vivre et mourir entre ses cuisses. Je me sens la posséder avec une précision qui m’entête. Une lâcheté détend mes bras qu’un spasme émule, les rendant faibles tandis que je reprends possession de mon âme et la lui rend, la reprend, la lui rend, la reprend avec une jalousie maladive.

Son ventre, ses seins, ses longues jambes et son visage m’interpellent, j’entends mon nom à chaque fois qu’elle souffle, à chaque fois qu’elle pense, à chaque fois qu’elle est, à chaque fois qu’elle.
Mon propre tempo m’enivre, s’écourtant sur cette fin qui approche et me parait de plus en plus concrète. Je me sens être. J’accroche ses cheveux, son menton, ses lèvres. J’embrasse tout de ma putain de meilleure amie que j’aimerais passer ma vie à aimer de la sorte. Je pourrais la baiser à mort. Je la contemple sous mes cils, adorant le spectacle. Tina, je me dis. Et j’en finis. Je m’achève en toutes lettres. Quatre, pour être précis. J’explose, pendant qu’elle semble me pénétrer elle aussi, ses ongles plantés dans ma chair qui espère en garder l’audace. Je me laisse faire, désemplissant des années passées à trop rêver. Je m’attarde, trop bien logé entre ses cuisses. J’ouvre les yeux, elle aussi. Putain… Je souris. Le temps est mort, bien fait pour lui.

_________________


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MessageSujet: Re: •| Jamais d'eux sans toi ─ Tina & Tony |•   Lun 13 Mai - 9:40

J'attends, prête à subir son châtiment. Qu'il fasse de moi celle qu'il veut que je sois. Comme j'ai pu l'imaginer des centaines de fois. Qu'il fasse mieux que ce j'ai connu avant. Que j'en oublie mon prénom l'espace d'un moment. Qu'il me prenne si c'est qu'il veut vraiment, et que putain il le fasse dans l'instant. Qu'il trouve sa place attitrée entre mes cuisses qu'il n'a pas encore exploré. Qu'il me baise comme jamais il n'aurait pensé le faire, qu'il me fasse me taire. Mon regard s'attarde sur son membre dressé, persuadée qu'il est las de m'attendre, comme je me languis de le rencontrer. Je regrette ma bouche contre lui, ma langue sur son sommet, quand ses doigts viennent me trouver. J'ai mal d'attendre, quand il provoque en moi cette vague de plaisir juste avec ses doigts, je me torture sous sa main, perds mon souffle quand j'ai envie de lui murmurer « Viens ... », n'attends plus demain. Mes frissons sont incontrôlés tant que je pourrais en convulser, il s'amuse de moi et j'aime ça. Mes mains trouvent ses épaules quand je plie de plus en plus grâce à son touché, quand il entre pour m'allonger, quand je gémis pour respirer.

Me laissant dominer, je n'ose pas fermer les yeux de peur de perdre un instant que je ne pourrais pas graver dans ma tête, je veux tatouer mon âme de son prénom sous les airs mélodieux d'un foutu « Pauvre con. » Et je ris à moitié quand il le fait contre mes lèvres qu'il vient retrouver, le goût de la vie à nouveau là, je m'aperçois que ses baisers m'avait manqué pendant ces secondes qui semblaient une éternité, secondes durant lesquelles il ne m'avait pas embrassé. Comme vais-je survivre quand ce sera terminé ? J'oublie cette pensée, me tortille sous lui, et me laisse dévorer, il pourrait mordre mon corps tout entier que je m'en foutrais, que lui dirais sans jamais m'arrêter « Encore, s'il te plait. » . Je m'impatiente de ne pas l'avoir encore en moi, je ne veux plus me sentir vide et priant le ciel pour connaitre enfin la véritable signification du sexe et de la vie. « Prends moi, je t'en supplie. »

Mon sang bout au rythme de sa respiration, brûlante de ses caresses, et lorsque enfin je le sens pénétrer dans mon intimité mon corps se cambre de se sentir réanimé. Délivrée. Gémissant de plaisir, de surprise et de vie, j'oublie tout ce qu'un jour j'ai pu apprendre, tout ce qu'un jour j'ai dis. J’agrippe son dos, entoure son corps de mes jambes, respire son oxygène, transpirant sa peau, vivant ses vas et viens. Vas. Viens. Comme un nouveau refrain. Je m'offre totalement à lui, me disant que c'est surtout mon âme le présent aujourd'hui. « Prends moi ... Oui, oui, juste comme ça ... », je te donne chaque partie de moi. Chaque coup empli mon être un peu plus et je me dis que je suis en train de perdre la vie, que mon corps animé ne saura jamais plus l'être sans être à ses côtés. Et mes mains continuent leur parcours, caressant tout ce que je peux trouver, même son sexe juste avant l'entrée. « Oui, oui, juste comme ça ... » Chaque partie de moi.

Je m'arrache un sourire de plaisir quand je ressens qu'il vient, ne perdant pas ses yeux des miens, pour l'instant je veux pouvoir le voir avant qu'il m'amène là où je veux aller, avant qu'il ne me promette un monde rien qu'en étant là, en moi. J'ai envie de lui dire « Vas y ... » mais je ne sais pas si je le fais, si je le cris. Malgré lui, malgré moi, je ferme les yeux, je le laisse se perdre en moi plus que je ne me perds en lui. Je le griffe, le pénètre à ma manière quand il me baptise de la sienne, n'ayant en bouche qu'une seule prière que je soupire et respire, que je vis « Tony ... »
Et si j'ai vécu jusqu'ici c'était pour arriver à ce moment là, n'être plus vierge de ses bras.

Mon corps tremble, incontrôlé, n'étant pas encore rassasié. Je craque quand je me dis qu'on ne fait plus qu'un, cherche sa langue de la mienne, oubliant qui je suis parce que je suis mieux quand je suis à deux, à lui. Je me demande si je vais pouvoir un jour me calmer et me fais câline pour argumenter mes pensées. Je le garde contre moi, le caressant du bout de mes doigts. Ayant plus qu'une envie qu'il ne perde pas ce frisson, celui qu'il m'a donné, celui qu'il vient de connaitre, que le temps se suspende au rythme de mes doigts, qu'il défile plus que lentement, qu'il nous laisse juste là à savourer ce qu'on aurait jamais imaginé. C'est mieux que tout ce qu'on aurait pu penser, à la vérité. Et j'aime à penser que moi aussi je l'ai transpercé, comme un doux venin qui s'est immiscé dans ses veines au moment où il a jouit, une drogue dont il ne pourra plus se passer après aujourd'hui. « Recommence, Tony ... »

Je contemple son visage, caresse ses cheveux, quand mon corps lui murmure encore « Je te veux. » de maintenant jusqu'à demain et les autres jours qui suivront ce chemin. Attrapant ses lèvres je lui mordille tandis qu'il se retire de moi, me laisse à vide déjà. Et mon cœur hurle comme jamais il ne l'a fait « Reste avec moi. » Allongés côte à côte, j'ai froid, alors je remonte le drap sur moi quand je me penche pour être face à lui, un sourire au bord des lèvres, l'envie encore au creux des reins. J'approche une nouvelle fois mon visage du sien, lui arracher un baiser, me disant que peut être c'est le dernier. Parce que maintenant je ne sais plus trop ce qu'on est l'un pour l'autre, alors on ne sait jamais, celui là a été fait pour que je puisse le garder précieusement pour moi. Comme le baiser qu'il n'a jamais donné aux autres quand il s'en va juste après s'être vidé.

Mes doigts suivent la course de son menton quand je me décide à me lever car je ne sais plus comment vraiment exister. Je me suis sentie si vivante pendant ce moment que maintenant, je ne sais plus comment on fait. Je tire le drap sur moi, je me cache de lui, je ne sais pas pourquoi, rêvant encore qu'il me regarde comme il sait le faire. Voulant murmurer « C'était parfait. » Dos à lui, je me contente de prononcer.

    - Je suis affamée.


De lui encore, c'est vrai. Et mes pensées refont le chemin de ce qu'il vient de se passer, me maudissant à moitié parce que je n'ai pas fait tout ce que j'aurais aimé faire. Parce que je n'ai pas dis tout ce que j'aurais voulu lui murmurer. Parce que je n'ai pas eu le temps et que je me suis laissée prendre en suppliant. « J'en veux encore. » lui signifie mon soupir tandis que j'avance vers la porte de ma chambre, mes jambes tremblantes toujours un peu, mon cœur aussi, perturbé parce qu'il revit, parce que ses battements ne sont que le reflet du prénom Tony.

Avant de sortir, je me retourne vers lui, lui lançant un sourire coquin, n'ayant pas vraiment peur de demain. Croyant que nous sommes dans cette bulle que pour le moment on n'a pas envie de percer. Cet endroit où on se contente l'un dans l'autre d'exister. Je lui demande d'une voix sure de moi :

    - Tu viens ?


Je mords ma lèvre inférieure comme j'aimerais le faire à la sienne, prête à le laisser dans la chambre, avant qu'il ne se décide, je garde mon regard posé sur lui, quelques secondes tout au plus, je ne sais pas. Mes yeux ne pouvant le quitter, je comprends que la seule chose que cela veut dire, c'est « Je t'aime, tu sais ? » mais j'ai trop peur de te l'avouer.
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MessageSujet: Re: •| Jamais d'eux sans toi ─ Tina & Tony |•   Lun 30 Mar - 20:59

C’est mon moment préféré. L’après. L’avant. L’oubli. C’est plus que rien et moins que les deux. C’est beaucoup d’elle, un peu moins de lui. Et je gémis quand elle mord mon sourire. J’me sens partout dans sa chambre. Je sens les contours indistincts de nos veines qu’on a faites et défaites jusqu’à ce qu’elles osent changer de corps. Il me semble que j’ai gardé des siennes, et elle mon souffle en étrenne. Et je la regarde en l’implorant d’être très, très douce avec moi. Je sens ma chair battre et battre encore son chemin brisé de mon cœur au plafond tandis qu’elle titube et s’abat sur moi puis repart en me faisant l’effet d’un boomerang posé sur mes frissons. Je me sens avoir laissé ma trace sur sa cuisse blanche. Et je récupère mon pouls qui se calme alors qu’il se remballait déjà. J’adore ce moment-là.

Si j’avais ma paire de nichons, je les agripperais maintenant. J’tirerais fort sur Rotoplot et Giron pour les frotter sur mon nouveau corps à moi, le sien, celui de Tina. Je ferais s’embrasser nos roberts, histoire qu’ils se tutoient. Mais bon, tout finirait dans le cafard, ils se feraient vite la gueule parce qu’il me parait évident qu’elle jalouserait mes nibards. Je glousse, déguisant le tout dans un sourire complice. Le bout de mes doigts caresse l’un de ses seins tendu comme une épine, beau comme une énigme. Ils sont si parfaits tels qu’ils sont que, putain, je m’en ferais greffer un sur le front.  Et comme un gosse, comme un môme, comme un mioche, je ne pense qu’à le prendre en bouche. Mais elle me l’enlève des doigts quand elle se lève, se cache, m’énerve, me lâche.

Je pourrais la toucher encore. Tendre le bras, trouver son épaule et la recouvrir de toute ma paume. Tirer et la coucher sur le lit défait, lui interdire de bouger. M’en prendre une. Sentir mon sang chauffer et lui rendre la monnaie. L’écraser. Planter mon coude comme l’on abat une dague dans un cirque, tout à côté de sa tête. Mordre son genou contre mon flanc et la prendre dans la diversion. Attendre. Et puis jouer les équilibristes. Mes mains sur ses hanches, l’asseoir sur mes cuisses. Faire de son corps un festin. Glisser le long de son dos, l’ongle de mon pouce devenu une griffe. Bouffer sa bouche, son menton, son cou et ses seins jusqu’au prochain matin. Je pourrais être aimé et la regarder faire. Et puis l’embrasser…. perdre la tête, ce round et notre putain de guerre.

Je suis affamée.

Toutes mes terminaisons nerveuses se tendent vers elle. Je suis happé, tiré, aimanté par son corps que le mien réclame encore. Elle me sourit, mutine, calée contre sa porte qui rougirait d’avoir été témoin de nos catholicismes.

Tu viens ?

Je me redresse, réponds à l’appelle, me lève, droit, tout au garde-à-elle. J’enfile mon caleçon, me disant que j’aurais préféré mettre une de ses culottes, qu’on voit si j’la fais craquer pour pouvoir lui dire « T’as vu, y a rien chez toi qui peut me résister. » mais j’en fais rien, parce que j’ai envie de me taire. Pour la première fois depuis longtemps. J’ai rien à dire, je suis content. Entièrement rassasié, satisfait de tout mon sang.

Alors j’approche, la rattrape et serre une main contre ses hanches. L’autre derrière son oreille, je l’amène à moi avec une douceur dont j’aurais du mal à me passer. J’y avais jamais vraiment goûté. J’ai l’impression qu’on m’a jeté un sort, qu’on m’a fait boire une potion qui a son goût, son odeur et qui m’a montré la vie telle qu’elle devrait être, nous empêchant de mentir. Regardant tout dans les yeux, même nos monstres qui se font l’amour au lieu de s’entre-tuer. Je la sens avec mes lèvres, mes phalanges, mon nez, le bout de ma langue.

Tu es parfaite, dans tous les sens.

Je l’embrasse une dernière fois, mes doigts retenant sans force son visage contre le mien et puis je prends sa main. Je nous traine jusqu’à la cuisine où se trouve mon carnage, j’ai envie de me retourner et d’lui dire « Tu vas pas en faire tout un fromage ? » mais je le fais pas. Parce que je le mériterais, que je me sens humble, vulnérable, exposé. Que j’ai envie de me faire pardonner.

Je la pousse à s’asseoir en silence, après avoir passé un torchon sur le dossier de sa chaise plein de miettes. Et en silence, lui prépare une omelette. C’est facile de casser des œufs, je suis doué pour tout briser pour elle mais cette fois… c’est différent. Cette fois c’est bon. La recette fonctionne.

Je pose son assiette devant elle. Une omelette sans Napoléon. Je m’assoie en face d’elle. Elle me regarde et j’en fais de même. Je craque un rire tendre, discret. Le genre auquel je suis pas habitué. Il y a toujours des restes de nous au fond de ses yeux, une lueur qui me fout des frissons et à laquelle je résiste aussi bien qu’à un chant de sirène. Moi aussi, je suis affamé. Moi aussi je crève la dalle. Et n’importe qui lui dira l’importance que j’attache à mon goûter.

Alors je lui donne sa fourchette et sans la quitter des yeux recule, pousse ma chaise, tombe à genoux. Je disparais sous la table. Sous le grand drap qui la cache, mes doigts trouvent ses orteils, ses chevilles, ses jambes fines, ses genoux, la naissance de ses cuisses. Mes empreintes doucement travaillent sa peau, l’ouvrant comme un cadeau. Je pose une joue contre l’un de ses genoux, embrasse le second tandis que mes doigts s’inventent leur propre vie, le long de ses cuisses. Mes lèvres adorent sa peau, mes mains tirent fermement sur ses jambes afin qu’elle vienne s’asseoir au bord de sa chaise et se trouve là, offerte à mes baisers.

J’entends son souffle, et une horloge qui copie mon pouls. Mes épaules roulent sous ses genoux, je prends place en ignorant mes propres urgences. Mon souffle chaud m’annonce. Elle est parfaite. J’approche mes lèvres, ma langue. Dans tous les sens.

J’ai toujours su qu’elle aurait bon goût, qu’elle serait douce. Les minutes se sont enfilées comme des perles le long d’un fil doré. J’ai écouté, minutieusement, l’orchestre dirigé par ses sens. À la merci de son souffle, de ses spasmes, de ses muscles, de ses orgasmes. La dernière note est tombée, magistrale, sur le soupire qu’elle régale.

Réapparaissant je prends place en face d’elle et m’empare de la moitié de son assiette. Je plante mes yeux dans les siens. L’heure de vérité.

J’attache beaucoup d’importance à mon gouter.

Et celui-là… je bute le premier qui viendra me le piquer.

_________________


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