Welcome to San Francisco


 
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« Il est arrivé d'un coup, toute langue dehors, et m'a léché les verrues en criant que c'était pour mon bien. » a rapporté Antoinette par téléphone, auto-proclamée quatrième victime du Lécheur fou surnommé "Le Lapinou".
Une récolte de fonds a été mise en place par un groupe anonyme afin que le personnel du garage Thompson organise un strip-tease collectif. « Et plus vite que ça » a rapporté l'inquisitrice de cette révolution.
Les cow-boys sauraient nager, d'après le témoignage d'une jeune femme qui est sortie heureuse de sa douzième tentative de noyade spontanée.

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 × I'll be there four you | Colin, Tony, Jane, Lia ×

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MessageSujet: × I'll be there four you | Colin, Tony, Jane, Lia ×   Jeu 14 Juin - 22:05



    ─ J’étais sur le rameur et je l’aime pas celui-là, comme tu sais, parce qu’il me fait le cul froid je sais pas pourquoi. Mais j’y étais, quand je l’ai remarquée... Pas très grande, avec des pommettes sur lesquelles j’aurais pu me couper, une bouche rouge sang et une... belle paire de pommes pour seins.

J’ai remarqué que ceux de Tina sont à la taille de mes paumes, je suis sur que le jour où j’en cale une dessus, il va se passer un truc biblique. Une épiphanie. Un big bang. Un trou noir dans lequel je vais foutre tout ce que j’ai, tout ce qu’elle est, tout ce qu’on aura jamais. Mais ça, lapin, je te le dis pas. Pas encore, parce qu’une euphorie sans âme bouffe la mienne pendant que la portière claque derrière nous, et qu’en entamant le pas, je t’emmène.

    ─ J’me préparais à lui dire un truc genre « Tu me rappelles mon petit orteil. » pour qu’elle demande c’que je chante et pouvoir lui expliquer « T’es petite, rose, mignonne… et je vais sûrement te cogner sur ma table de chevet ce soir. » en général, si la fille se marre je calme le jeu, je sais qu’elle est cool. Si elle me fout une torgnole je fais en sorte que ça se fasse devant le gros Marcel parce que ce type peut pas blairer les femelles. Mais je l’ai perdue de vue et, comme j’avais le cul froid, je suis allé à la douche. Elle y était déjà.

T’as remarqué que nos démarches étaient identiques ? On prend les mêmes enjambées et on n’a même pas besoin de parler pour choisir cette allée ou une autre. J’te promets de pas m’évanouir, mais putain… quand même.

    ─ Elle s’approche, les tétines en rut, l’air de vouloir en découdre et elle me dit « Je t’ai déjà vu ici. » Probable, j’y suis toutes les semaines tu me diras. « Ah oui ? » et bon, après, quoi ? Et là, elle me lance, sérieuse comme un poil de cul défrisé : « J’appelle toutes mes bananes Anthony. » « Bon », que j’lui dis, bon… « Pourquoi ? », « Pour m’entraîner » ! J’avais envie de lui dire que l’art c’est comme un pet, tu vois, si tu le forces t’auras sûrement de la merde.

Je m’en veux mais je ris à ma propre connerie. En plus je m’en veux même pas tant que ça. D’ailleurs je m’en veux plus du tout. Il se marre aussi et ça, ça rend n’importe quoi tripant. S’il rit, c’est que c’est bon. J’en étais où ? A ce que je lui ai pas dit. Je suis soulagé d’avoir pu lui dire, à lui, au moins ça s’est pas perdu. J’ai troqué une vanne contre un trophée. Un souvenir, putain, qui va me traumatiser. Parce qu'ensuite... essaie de deviner, j'adore quand tu le fais.

    ─ Mais après... vas-y, demande-moi ce qu'il s'est passé.

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MessageSujet: Re: × I'll be there four you | Colin, Tony, Jane, Lia ×   Sam 3 Jan - 16:14

« Toi, moi, le centre commercial, et une marée de gonzesses, dans dix minutes... T'es partant ? Question rhétorique, tu me le dois, crois pas que j'ai oublié l'insulte faite à mes ancêtres Very Happy »


Recherche contact » Lapinou HI » Envoyer. Le HI de son nom, ce n'est pas une grande salutation ou le diminutif de High, ou quoi. C'est juste pour Hermaphrodite Indien, parce que vraiment, il l'a bien mérité. Mais bref, passons, les instants de faiblesses de mon lapinou, désarmé par le lien entre nos deux moitiés de cerveaux, c'est du réchauffé, on a déjà lu ça quelque part, pas besoin de revenir dessus, même si c'est énormément drôle, je le concède.

Je range le portable dans ma poche en attendant sa réponse et me pose devant mon synthétiseur, le besoin de poser des notes dans mes oreilles devenant trop puissant pour résister. J'ai dans le coeur des musiques qui portent un nom de fille rare et belle, douce et forte. Tellement parfaite qu'elle n'est même pas la muse que d'un seul musicien. C'est donc sur mon synthétiseur qu'elle sera mienne, et en dehors, ce sera les autres. Et ça marchera comme ça aussi longtemps que je n'y entendrais rien en coeur brisé. Je suis Rocky, je suis Rambo, mais en plus beau.

Soudain, j’entends des interférences dans mon synthé, mon portable vibre : un message. Je souris avant même de lire le nom du destinateur, car je suis sûr qu’il va dire oui. Je ne sais pas, « I feel it in my balls », quoi. J’ouvre le message :
« Il faut qu'on en parle de tes ancêtres, à cause d'eux j'ai eu des bébés, dont un plombier. A dans dix minutes, n'effraie pas les donzelles avant mon arrivée. »


Je fronce les sourcils, parce que je ne me rappelle pas qu'il m'ait demandé d'être le parrain. Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Je suis outré. J'aurais dû gueuler la première fois qu'il m'a raconté cette histoire. Mais au moins, je suis le témoin du mariage avec la maman, Sid merci.

Plombier, je le savais et ça ne m'étonne pas. Ils ont toujours à cœur d'explorer les tuyaux et pour cela, celui-là serait sans contexte le digne fils de son père, parole de lapinou irlandais. Oui, parce que c'est ça, mes ancêtres, à moi. Pas une vieille italienne moche. Cela dit, je comprends Tony. Il me voit dans tout ce qu'il regarde, je suis son Dieu. Je parie qu'il n'a que mon nom en bouche quand il est bourré. Que je suis la première personne personne qu'il appelle avant – et parfois même après – avoir baisé. Une telle fidélité, il ne faut pas la blâmer, il faut la célébrer. Je ne lui en veux donc pas de penser à moi même quand il voit quelque chose de moche. Il pense à moi dès qu'il voit quelque chose de beau aussi. A moi ou à Tina... Mais je ne suis pas jaloux, ça ne me dérange pas de le partager avec elle. Surtout quand on sait qu'il a failli la partager avec moi.

Je pars à ma voiture. Puis je réalise. Il adorerait que je passe le prendre, comme on le fait dans les plus beaux couples. Je serai l'homme aujourd'hui, qui ira chercher sa princesse pour l'emmener au temple des filles en furies. Non non, pas mon lit. Le centre commercial. Il est sur mon chemin, de toute façon. Je démarre et roule jusqu'à chez lui. Je suis sûr qu'il n'est pas encore parti, je ne sais pas pourquoi, ça aussi, je le sens – pas dans mes boules, cette fois, par contre... Ca pourrait porter à confusion.

Je sonne à l'interphone qui me répond. J'aime le connaître si bien.

- Surprise, lapinou. J'ai changé d'avis. Toute princesse a droit à un carrosse. C'est moi qui t'emmène.

Il descend rapidement, je suis sûr qu'il a la queue qui frétille de me savoir là. Il s'approche de ma voiture, tape deux fois dans la portière en tirant la poignée, parce qu'il connaît la mécanique de toute ce que je possède et entre dans mon antre. Que de poésie et pourtant, je ne suis pas gay.

Il commence une histoire sur la route. Il me parle de salle de sport – arf – de donzelles – hummmm – et de rameur – ok... Le centre commercial est là, nous y sommes déjà. Je me gare, il continue son histoire. Il sort une vanne, je rigole en choeur avec lui. Personnellement, je le lui aurais dit, à la gonzesse, si j'avais été à sa place et que j'y avais pensé. Mais je ne risque pas d'être à sa place, j'ai jamais foutu les pieds dans une salle de sport.
─ Mais après... vas-y, demande-moi ce qu'il s'est passé.

On est sur notre terrain de chasse. Je réfléchis.  Je chope un caddie, près pour faire des achats d'anthologie pour notre grosse fiesta. Mais mon radar à nana s'emballe quand une blonde et une brune entrent dans mon champ de vision, là-bas, à trois heures.
- La sécurité est arrivée pour la sortir de la douche des hommes ? Elle a sorti une grappe de petites bananes et t'a fait une démo ? Elle t'a montré le tatouage de la banane créole qu'elle avait sur la fesse gauche sur laquelle était écrit « Anthony Bruce Raith, la plus grosse des bananes. » ?


J'lui fais un sourire innocent. J'vais plus jamais le lâcher, avec cette histoire de banane.... Parce qu'à cause de lui, c'est sûr, je ne pourrai plus jamais en manger...

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MessageSujet: Re: × I'll be there four you | Colin, Tony, Jane, Lia ×   Lun 30 Mar - 17:28


Mon cœur s’excite à la seconde où l’écouteur se cale dans mon oreille. Il répond à l’appel comme une biche entendant ses premiers brames. Il tressaille. Je souris, me laissant séduire par les premières secondes enivrantes couvant les percussions qui ensuite me pompent le sang. J’agrippe mon trousseau de clés, enfonce portefeuille et téléphone dans les poches de ma veste et sors de l’appartement. Je ferme, y voyant à peine. Je cale les lunettes de soleil sur mon front, ignorant une envie violente de chanter le refrain à pleine voix. Je voudrais courir. J’en dévale les escaliers, ne laissant pas s’échapper le rythme que je retiens tandis qu’il s’infiltre dans mes veines.

Ma voix, sûrement suraigüe, chantonne des notes sans paroles tandis que j’active mes mains et enroule mes cheveux à peine secs dans un chignon improvisé. L’élastique claque et je profite des secousses de mon corps enchanté pour faire retomber les lunettes sur mon nez. Je passe par le garage, pour les voir avant de filer.

Tous bossent sauf moi ce matin, j’en danse de plus belle. Mon père est avec un client dans son bureau. Tous deux me sourient quand je toque à la vitre. Je leur adresse un clin d’œil imperceptible. Michael est enterré sous une BM un brin surélevée, ses mollets nus dépassant poiluement de la carcasse blanche. Je me penche, lui souris exagérément en pressant mon chewing-gum contre sa jambe. « Oh putain ! » me parvient sous la musique. J’échappe un rire. « À tout à l’heuuuure ! » je crie probablement. Me relevant il me semble percevoir un « J’ai cherché ces lunettes partout ! » depuis le ventre béant de la carriole. Ah oui ? Ah bon. Je lui claque un pouce et un index tendus. Message reçu. Merci du cadeau.

Max et Mathieu sont dehors, adossés aux pompes à essence. L’odeur m’enivre tandis que j’approche. Elle est à jamais associée à Max dans mon esprit qui la trouve alors incroyablement excitante. Je pourrais le humer jusqu’à ce qu’il en crève. Ils ne suspendent pas leur conversation pour mon compte. Le soleil braque furtivement ses feux sur ma peau avant que je ne les rejoigne dans l’ombre. Max a un sourire en coin. Mathieu mord le sien. « Mickey a cherché ces lunettes partout. » me lance le premier en guise de bonjour. « Il parait » je souris par-dessus la musique. « Où tu vas ? » raisonne la voix de Mathieu quand je pose un baiser rouge sur sa joue. « Qui…. » j’accroche Max et lui offre le même traitement, « …sait ? ». Je souris, apercevant les traces de mes lèvres sur leurs peaux. Léchant mon pouce, j’essuie le cambouis de ma fossette préférée au monde. Il se laisse faire. « Essaie de tenir le coup sans moi. » je compatis un peu trop fort, pliant mon front pour la forme. Son sourire retombe, faisant se serrer mon ventre. Un tramway approche au loin. Le refrain reprend. Je leur chante la première ligne, pas qu’ils en aient quoi que ce soit à foutre, mais c’est fait. « Allez ! » ma main claque contre une fesse de Mathieu, protégée par un foutu jean. Un vague salut militaire et je trottine d’un pas dansant vers un nouvel horizon.

J’aurais pu leur parler de Jane. De notre virée au centre commercial. Mais je suis certaine que les infos conjuguées d’une amitié féminine et d’une séance de shopping les auraient fait décéder. Tant de nouveauté d’un coup m’aurait valu une journée de raillerie et j’en repousse l’échéance avec plaisir, sachant que, quoi qu’il en soit, il n’est qu’une question de temps avant qu’ils ne voient Jane débarquer au garage ou chez moi.

Je mords un sourire en grimpant dans le tramway. Le goût de mon rouge à lèvres se pose sur ma langue. J’ai rarement été aussi fière de me faire une amie. Je n’aurais jamais cru que la compagnie d’une autre femme puisse être si agréable. Si enchanteresse, si jouissive et si incroyablement… facile. Entre nous, tout coule de source. Il n’est pas une chose que l’une possède et que l’autre envie. Il n’y a pas de fausseté, de labeur ni même un soupçon de jalousie. Elle devient jour après jour la sœur dont j’ignorais même avoir besoin.

Les chansons se succèdent, gonflant ma bonne humeur comme un ballon. Je sautille jusqu’à l’entrée du centre commercial quand j’aperçois sa tête blonde. J’arrache mes écouteurs et les enfouis dans la poche où se trouve mon portable. Nous nous sourions et elle m’accueille dans ses bras toujours chaleureux. En déposant des baisers sur ses joues, je veille à ne pas les peinturer de rouge afin qu’on ne la méprenne pas pour un membre de leur tribu. Je me demande si elle s’entendrait avec eux.

Comment tu vas ? j’explose en souriant.

Et son sourire en retour m’en donne la réponse. J’accroche son bras, nous dirigeant vers l’entrée. J’ai déjà envie de rire et c’est à ça que je le sais. J'en suis sûre. Ma tribu l’adopterait.
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MessageSujet: Re: × I'll be there four you | Colin, Tony, Jane, Lia ×   Lun 30 Mar - 20:45

Assise sur un banc, une cigarette en main, je regarde les gens marcher, hors tempo comparé à la musique qui me passe dans les oreilles. J'ai à peine lu une phrase du livre qui est en équilibre entre mes jambes croisées en tailleurs. Je fais mine de m'y replonger à chaque fois qu'un être humain passe trop près de moi, pour ne pas qu'il croit que je le dévisage. Je me contente simplement de les regarder, laissant mon esprit leur inventer des histoires que j'oublie dans la foulée. Un homme se place non loin de moi, sa guitare à l'épaule et installe son matériel. Je pense à Allan, souris et reprends mes observations en attendant qu'il se lance, espérant un peu que Lia n'arrivera pas avant que je puisse entendre une chanson ou deux. Une voix et une guitare, c'est tout ce qu'il faut pour que mon coeur suive le rythme des anges. Il se lance dans son premier riff et je baisse ma propre musique. Il commence par une chanson des Beatles. Je l'aime bien celui là. Il n'a pas la musicalité du vistuose de mon coeur, mais je sens de la passion et de la technique. Il polit son talent chaque jours. Il ne deviendra pas une star, mais il aime ce qu'il fait maintenant, ça se sent. Allan l'aurait aimé. Il l'aurait probablement suivi en arrière plan, juste pour partager avec lui ce moment de franche camaraderie entre un homme et sa guitare. Il aurait donné de la profondeur au récit que ses doigts dessinent sur les cordes, puis il serait parti dans un sourire, si ça avait plu à son nouvel ami éphémère. Il se lance dans une autre chanson et mon coeur s'accélère, parce que... C'est MON hymne ?

Je sors la liste de chose à dire à Allan quand je le verrai. Des choses que je vois, des choses que j'entends, des blagues, des délires, des potins. Tout ce qui l'intéresserait. Tout ce qui me fait penser à lui. J'écris des mots : « Il a joué White Blank Page » Mais moins bien que toi, j'ajoute en encre invisible, signant avec mon coeur. Tout le monde fait tout moins bien que lui, je me dis.

J'allume une nouvelle cigarette, ne sachant pas combien de temps je dois attendre encore. Je ne sais plus vraiment quand on a rendez-vous. Je crois que pour la toute première fois de ma vie, je suis en avance. On avait bien dit devant ce centre commercial, là, hein ? Je vérifie mon portable, m'attendant à un message inquiet me disant que je me suis trompée. Pas de message. Je relis le message de Lia qui me dit où l'on a rendez-vous, enterrée sous une montagne de conneries géniales que l'on s'est dit sans se rendre compte qu'on en rigolerait encore après y avoir lu même plusieurs jours, semaines, peut-être même mois et années, plus tard. Encore trop tôt pour le savoir, mais je le devine.

Je ne suis ni en retard, ni au mauvais endroit. La Terre se serait-elle arrêtée de tourner pendant que je ne regardais pas ? Comment ai-je réussi cet exploit. On a sûrement dû changer d'heure, je ne vois que ça.

Je range mon livre dans mon sac, bien consciente que je ne jetterai plus un regard desssus. Lia ne va pas tarder, je pense. Le musicien enchaîne avec une chanson que je ne connais pas, mais qui n'a pas l'air mal aussi. Je laisse mon esprit vagabonder alors que javais l'intention d'écouter pour en décrouvrir le titre. Mais l'air de cette chanson » Chanson dont Allan m'a parlé » Il l'a chantée devant un garage » Ca a énervé une employée du garage » Mathieu est garagiste » Mathieu est mon meilleur ami » C'est comme mon frère » Je me suis faite une nouvelle soeur » Je la vois aujourd'hui » Comment sommes-nous devenues aussi proche aussi vite ? Je ne sais pas. C'est fou. C'est comme si mon âme et la sienne s'étaient connues et appréciées avant nous. Dans une autre vie ou pendant que nous grandissions, chacune de notre côté. Elle m'a offert une peluche. Orange. Disney. C'était un signe, sûrement, sans doute, j'en suis sûre.

Alors que je jette ma cigarette, je la vois apparaître, sautillant. Je n'en reviens pas qu'une fille aussi belle puisse être aussi naturelle, aussi vraie. Je me sens plus petite que moi-même face à elle, mais ça ne me dérange pas, car j'ai l'impression à voir son regard qu'elle me pense plus grande que je ne le suis. Ca équilibre et me fait bizarre. Je me lève, prenant un dollar dans la poche de ma veste pour ne pas oublier de le donner au chanteur. Lia est à ma hauteur.

Je lui tends les bras pendant qu'elle m'embrasse sur les joues.

« Comment tu vas ? » Me demande-t-elle d'un air enjoué tellement contagieux que je ne peux m'empêcher de sourire.

Bien. Juste bien.

- Très bien, merci et toi ?


Je réponds à ses bisoux et la prend par le bras, pour la conduire à l'intérieur du centre commercial. Je laisse doucement tomber le billet dans l'étui de la guitare du chanteur, pendant que l'on avance, lui souriant en pensant  encore à Allan et à tous les gens comme lui qui méritent mieux que ce que les gens leur donnent.

- Par quoi on commence ?


Dirige, et je suivrai.

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MessageSujet: Re: × I'll be there four you | Colin, Tony, Jane, Lia ×   Jeu 25 Juin - 14:57

J’ai envie de mettre ma menotte sur son caddie pour le guider comme le ferait une mère qui n’a pas tout à fait confiance en son lapinou et ses aptitudes chariotiques. Tu l’as eu où, de toute façon, ton permis de poussage ? Espèce de vieille fraude. Tout le monde le sait que t’as piqué le mien alors que j’l’avais trouvé dans mon paquet de céréales acheté à la sueur de mon petit front. Si ça continue, j’engage Liam Neeson et tu vas voir. De ses doigts couverts de sueur et de sang, il prendra son téléphone. La voix rendue rauque par l’effort il t’appellera et tu te chieras dessus, quand il te le dira. Il va te traquer. Il va te retrouver. Il va te dé-piquer mon permis de poussage.
J’attrape un filet de citrons avant de le poser dans le caddie sans quitter le voleur du regard. Ouais, ouais. Tu sais très bien c’que t’as fait. Mais comment en vouloir à cette bouille ? je me le demande. J’ai jamais été capable de lui en vouloir plus d’une seconde. Même quand il m’a accusé à tord de languir secrètement ma propre paire de nichons. Ce serait ridicule. Une paire ronde et lourde de bons seins fermes et tendus par l’excitation. Ça n’aurait aucun sens. Mais peut-être qu’il a exercé un genre d’inception sur mon cerval endormi. Quand j’suis tombé dans les ananas – par sa faute, faut-il le rappeler ? – qui sait ce qu’il est allé faire à mon corps d’albâtre ? Il a du me faire écouter du Piaf en riant pendant qu’il frottait contre mes rêves les gros tétons de Rotoplon et Girond. Voleur et fourbe. J’en reviens pas, qu’est-ce qui lui prend, en ce moment ?

J’me marre. Je sais plus pourquoi on était en train de rire mais il a encore les yeux tout frétillants de complicité. Ça me rend toute chose. J’ai envie d’attraper là son cou d’enfant pour lui flanquer un gros câlinou viril. Hé, on parlait pas de l’incident de la salle de gym ?

- La sécurité est arrivée pour la sortir de la douche des hommes ? Elle a sorti une grappe de petites bananes et t'a fait une démo ? Elle t'a montré le tatouage de la banane créole qu'elle avait sur la fesse gauche sur laquelle était écrit « Anthony Bruce Raith, la plus grosse des bananes. » ?

J’éclate de rire en secouant la tête, c’qu’il est con. Ne change jamais, gentil Hobbit, ça me tuerait. J’essaie de pas trop y penser quand on passe devant un article qui rappelle de douloureux souvenirs, je tourne même les yeux pour m’assurer que le paquet de Lucky Charms (je rappelle qu'il sont en Californie ^^) sorte de ma vue.

─ Bien vu, mais pas tout à fait. Non, la demoiselle s’est agenouillée, j’me suis dit qu’elle parlait sûrement la banane couramment avec tout cet entrainement alors, je te l’demande, qui je suis pour briser ses rêves de compétitions vitaminées ? Personne, n’est-ce pas. Rien de rien. C’était genre mon devoir de citoyen, de l’encourager à vivre sa passion pleinement. Tu sais, de nos jours les vocations se perdent, petit scarabée.

Je sais ce que tu te dis. Je sais ce que tu penses, t’en fais pas. Ça se voit. Tu m’écoutes raconter mon histoire et t’es en train de juger tout ça du bas de ton escabeau et tu te dis qu’une chose, t’as qu’un refrain en tête : Tony Président ! Et tu m’étonnes, mon bonhomme.

─ Bref, on l’imagine déjà sur le podium quand elle s’arrête et sort un truc de sa poche. Bon, très bien. C’était -. Non, j’te fais pas deviner, faut que tu saches. J’ai pas pigé direct, parce que la forme me disait rien et puis elle l’a accroché autour de son cou. Mec, c’était une bavette ! Vraiment, là comme ça, ronde et en peluche ou une merde dans ce genre. Alors elle l’accroche et j’ai le temps de lire c’qui est écrit dessus avant qu’elle bouge. « Love sucks. True love swallows. »

Le dos de ma main frappe sa poitrine pour l’emphase. Tu t’rends compte ? Tu t’rends compte ? Quelle horreur, de l’amour ! Entre les chiottes et les douches, de l’amour. Pour moi, l’idole des jeunes et des bananes. Hein que ça te débecte ?

─ Et elle me sort un clin d’œil pas normal alors j’lui chope les épaules. Ça a eu l’air de lui plaire, elle était partante, genre c’est vraiment une pro de la queue-leu-leu.

J’allais dire « Sans jeu de mots. » mais de qui on se fout ? Si, jeu de mots. Carrément jeu de mots.

─ Je les ai foutues dehors, elle et sa bavette. J’ai passé trois quart d’heures sous la douche et j’suis pas sûr que ça ait suffi pour me rincer du crazy. Hé, y a du popcorn !

C’est magnifique le popcorn, c’est les papillons de la bouffe. Sauf qu’on les fait cramer pour en avoir mais ça reste cool. BORDEL ! Parlant de popcorn. C’est un signe, ou quoi ? Juste là. Juste là ! Je trouve l’instant magnifique. Je tapote discrètement le biceps de mon poto pour attirer son attention, l’air de ne pas avoir couiné du tout.

─ Lapinou, reste calme mais à trois heures y a une brune en mini-short, essaie de voir. I know her. She’s a pain in the ass.

Mais elle est pas toute seule, loin de là. Une tête blonde vient de la rejoindre pour lui montrer un truc. J’attrape Colinou par le bout du caddie, tant pis pour le permis. C’est si émouvant.

─ Maman !

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MessageSujet: Re: × I'll be there four you | Colin, Tony, Jane, Lia ×   Sam 11 Juil - 14:28

La blonde a disparu de mon champ de vision pendant que je parlais mais la brune est toujours là. Elle me tourne le dos deux secondes et Oh putain ! Oh mon Sid ! C'est un cul à faire bander un eunuque, qu'elle a, dans son short, là. J'lui demanderais bien de se pencher un peu, mais j'aime pas avoir l'air d'un pervers. J'préférerais qu'elle le fasse d'elle-même, genre pour choper cette super boite de conserve, juste là, hors de portée. Non vraiment, t'aimes pas les haricots ? Arf, dommage. Elle s'est remise de profil. Mes yeux la quittent seulement à moitié, histoire de ne pas tout rater sans en faire ma nouvelle émission de télé. Y'a Tony qui continue son histoire de bananes et faut que je me reconcentre parce que j'veux rien louper de ses péripéties.

    ─ Bien vu, mais pas tout à fait. Non, la demoiselle s’est agenouillée, j’me suis dit qu’elle parlait sûrement la banane couramment avec tout cet entrainement alors, je te l’demande, qui je suis pour briser ses rêves de compétitions vitaminées ? Personne, n’est-ce pas. Rien de rien. C’était genre mon devoir de citoyen, de l’encourager à vivre sa passion pleinement. Tu sais, de nos jours les vocations se perdent, petit scarabée.


Ah lapinou, quelle générosité. Je suis impressionné par ton altruisme. Un véritable exemple pour la communauté, la société, l'humanité et les baboins qui mangent aussi des babanes. Je suis si fier que j'ai envie de le prendre par le cou et de lui mélanger les cheveux. Mai au lieu de ça, je prends des chips de toutes les formes, pour ne pas le submerger par mes marques d'affections. Pas en public, quoi.

    ─ Bref, on l’imagine déjà sur le podium quand elle s’arrête et sort un truc de sa poche. Bon, très bien. C’était -. Non, j’te fais pas deviner, faut que tu saches. J’ai pas pigé direct, parce que la forme me disait rien et puis elle l’a accroché autour de son cou. Mec, c’était une bavette ! Vraiment, là comme ça, ronde et en peluche ou une merde dans ce genre. Alors elle l’accroche et j’ai le temps de lire c’qui est écrit dessus avant qu’elle bouge. « Love sucks. True love swallows. »



Eurk ! Double Eurk ! Triple Eurk ! C'est le truc le plus Eurk et Creepy que j'ai jamais entendu. Bon après, fallait s'y attendre. La meuf s'entraine à sucer des babanes et se balade avec une bavette dans une salle de sport. J'veux dire... Hel – loOoOoOo...J'ai un doigt imaginaire qui tourne autour de ma tempe pendant qu'un sifflement silencieux sort de ma bouche. J'en oublierai presque les jolies fesses de la brune de tout à l'heure...Mais l'honneur est sauf, je ne l'ai pas oubliée. Elle s'est déplacée, d'ailleurs, mais comme nous aussi, elle est toujours à trois heures. Si Tony savait qu'il suivait ce genre de missile, d'ailleurs... Faudrait que je lui dise, j'me dis, mais elle vaut pas la peine de louper la fin de cette histoire.

    ─ Et elle me sort un clin d’œil pas normal alors j’lui chope les épaules. Ça a eu l’air de lui plaire, elle était partante, genre c’est vraiment une pro de la queue-leu-leu. Je les ai foutues dehors, elle et sa bavette. J’ai passé trois quart d’heures sous la douche et j’suis pas sûr que ça ait suffi pour me rincer du crazy. Hé, y a du popcorn !


La pauvre, elle pourra plus jamais bouffer de bananes sans se rappeler qu'elle aura jamais pu tirer profit de ces heures d'entrainement journalier. Un peu comme si elle avait révisé pour un exam' avec détermination, pour finalement apprendre qu'elle ne peut pas le passer, qu'elle n'aura pas son diplome et que son avenir n'a plus de sens. Quand ton but, dans ta vie, c'est de sucer une bite en particulier, à quel point est-ce que ça fait mal de te faire jeter au moment où tu allais t'y atteler ?
─ Lapinou, reste calme mais à trois heures y a une brune en mini-short, essaie de voir.

Tu déconnes, Lapinou ? Ca fait 10 minutes qu'on la suit sans le faire exprès. J'ai l'impression d'être dans la fin d'un film dans lequel une quête super importante a été entreprise pour finalement se rendre compte que le trésor était dans le grenier. J'suis le vieux sage qui regarde le jeune héros en lui disant « Elle était là depuis le début. » - « Mais tu ne m'as rien dit, vieux (lapin)fou. » - « Non tu avais des tâches à entreprendre avant d'être prêt à la trouver par toi-même. »

    ─ I know her.


J'te déteste, là, tout de suite, pour la prochaine seconde. Si tu la connais, ça sert à rien, je ne bouffe pas les restes de mes potes. Ca doit être ça, l'effet qu'a ressenti la folle aux bananes. Si près du but, les attentes qui s'écroulent, les espoirs s'étiolent.

    ─ She’s a pain in the ass.


Hum... Le genre que tu préfères, non ? J'veux dire, haaaaaaaaaaaaaaave you met Tina ?

- But I like hers. J'avoue avec une moue mi-appéciative, mi-« tant pis ».

Y'a la blonde qui revient enfin auprès de sa copine, toute contente d'avoir enfin trouver le je-sais-pas-quoi-qu'elle-cherchait. Maintenant que je regarde bien, j'ai l'impression de voir un peu de Jessy en elle. Genre une beauté plus calme, moins sulfureuse que son amie, qu'on pourrait presque louper. Un look un peu plus effacé. Elle n'est pas sexy, elle est jolie. Tu ne regardes pas ses fesses en te disant que tu aimerais bien un strip-tease de sa part. Tu regardes son sourire illuminer son regard. Ce qui n'est pas très juste pour la brune qui a elle-même un très joli sourire.

    ─ Maman !


Hein ? Qu'est-ce qu'il lui prend... J'ai encore dit un truc ? Reprends toi, mon cochon, on dirait qu'on t'a dit Hermaphrodite Indien. C'est la blonde, c'est ça ? Elle te rappelle quelqu'un ? T'es amoureux ? T'es... OH PUTAIN ! C'est elle « Maman », les plombiers, le mariage nudiste et la vieille moche et tout ça ? Est-ce que tu connais toutes les nanas de San Francisco ? Vas-y, tu partages même pas ? Qu'est-ce que ton frère dirait, s'il savait ça, hein ? Tu pourrais penser à lui, penser à moi. Nous en laisser un peu. Non mais vraiment, vraiment, on marche sur la tête. J'suis tout excité, j'sais même plus ce que je pense. C'est grave, c'est... Lapinou ! Arrête d'être excité comme ça, ça se propage, ça me distrait.
- Tu veux dire que ta femme connait ta maîtresse ? Awkward...


J'me dis qu'on peut pas rester comme ça, à les regarder être belles de loin. J'veux les connaître, en apprendre plus sur toi. Qu'elles me montrent des photos de toi bébé pendant que je leur raconte tes frasques de quand t'es bourré. J'veux des alliées, qu'on se ligue contre toi, parce qu'on est tous tes amis, qu'on t'aime et qu'on veut que tu le saches quand on parle de toi comme des gonzesses.
- J'vais les inviter à notre anniversaire, dans ce cas. Que j'luis dis en m'avançant vers elles avec le caddie.

Faut que je sache ce qu'elle a pensé de ma cravate.

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MessageSujet: Re: × I'll be there four you | Colin, Tony, Jane, Lia ×   Mar 26 Jan - 23:27


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MessageSujet: Re: × I'll be there four you | Colin, Tony, Jane, Lia ×   Lun 11 Avr - 22:01

La seule réalité de Jane me fascine. Chaque heure passée auprès d’elle renforce mon incompréhension face à l’absence de monument bâti à sa gloire, comme un autel. Elle est d’une douceur et d’une facilité qui époustouflent mes instincts sauvages, durs, jamais libérés de cette envie primaire d’en obtenir d’avantage. En seulement deux semaines, elle a su prendre une place considérable dans mon quotidien qui ne s’en lasse pas. Elle a la beauté et l’assurance de toutes celles (ces connasses) qui viennent se presser langoureusement contre leurs capots quand Mathieu s’en occupe et pourtant, ses traits sont accompagnés d’une inédite humilité, d’une vive intelligence et d’un humour si sincère que je me demande parfois si elle n’appartient pas à une différente espèce, toute entière. Celle de celles que je ne connais pas encore. Des femmes qui donnent foi en une amitié entre femmes, libre de drames, de l’hypocrisie et des complications que j’associe bien trop souvent à mon propre sexe pour lui faire confiance.

Je me suis laissée guider par ses pieds plus experts que les miens en matière de promenade shoppingale. Tout, autour de nous, semble propice aux rires. À une connerie commune, une idée partagée ou une anecdote que l’on se conte l’une à l’autre pour épaissir la complicité qui nous lie et pourrait déjà emplir un livre. Je me sens en terrain connu, dans ce magasin alimentaire dont l’ordinaire est chassé par la simple présence euphorisante de Jane. Elle me rejoint en tenant je ne sais quoi dans ses mains quand un cri nous interpelle toutes deux, striant. Ridicule. « Maman ! » Je me retourne.

Oh putain. J’ai l’honnête sentiment de ne pas avoir mérité ça. Qu’est-ce qu’il fout là ? C’est à moi qu’il parle ? Il est radieux, agité, contagieux, bien plus beau encore que mon souvenir ne m’autorisait à le garder. Cet adorable con. Mais… maman ? C’est nouveau. J’ai l’impression d’avoir sous les yeux un cas sévère de « Who’s your daddy ? » Ça me toucherait presque, s’il ne pétait pas une durite. Je cherche le visage de Jane pour lui expliquer à la hâte mais il est fendu d’un sourire qui me prend de court. On dirait qu’elle vient de retrouver le chien qu’elle a perdu enfant et qui est « parti vivre à la ferme » comme lui auraient expliqué ses parents. C’est lui, qui lui fait cet effet ? M’enfin, Janie, tu vois bien qu’il n’a pas toutes ses facultés.

Je reste derrière quand elle se rue à son encontre et suspend ses bras à son cou. Quooiiiiii ? « Papa ! » Je savais qu’elle avait un copain mais je jure que si elle me sort qu’il s’agit de… lui, de ce putain de truc qui marche dans la direction de sa trique, quelqu’un dans le tas ne va pas survivre. Je les regarde, ahurie, et pose les yeux sur le pote qu’il a laissé derrière, lui aussi. J’ai l’impression d’être au début d’une blague carambar : deux blonds rencontrent deux bruns aux yeux bleus… Mais notre blonde s’élève dans les airs, gardée par les bras à la force insoupçonnée d’Apollon qui la fait tourner et lui avec. C’est quoi ce bordel ? Je me sens incendier son copain du regard, parce que lui a l’air de savoir, de comprendre, d’être un brin moins con en dehors de leur effusion. Jane retrouve le sol et deux mains se posent doucement sur ses épaules qu’il caresse, ému, très trouduculien comme à son habitude.

« T'as pas changé, Maman. » il lui chante d’une voix tendre. Elle tombe pas dans le piège, si ? « J'ai l'impression que tu as encore grandi... » Si. « Tu avais promis de m'écrire... » Je grimace sous sa voix boudeuse. Une décharge d’électricité me parcourt les veines, s’il l’a laissée en plan, s’il a pris son numéro pour ne jamais la rappeler… je lui ferai porter ses couilles bleues en boucles d’oreilles. Il prend un air surpris et je me sens tendre la main en direction de son visage, l’air de demander à la chaudasse d’un film d’horreur pourquoi elle va toute seule dans le garage. Pitié, ça ne trompe personne. « Quoi, t'as pas reçu mon pigeon ? » Jane a l’air de comprendre. « Il a dû se faire intercepter par les avocats. » Putain, mais. Quoi ? « C'est certain qu'ils l'ont bouffé. Tu manques toujours à tes mioches, tu sais. » Oh… Mon sourcil interroge le blond en face de moi. Ça a un rapport avec les gosses bizarres et légèrement imaginaires dont elle m’a parlé ? Je lâche un soupire pour puiser dans mes forces la patience qui menace de m’être utile durant cet échange. S’il s’agit bien de lui, on est parties pour un long, très long moment, tant il semble avoir eu un impact profond sur elle qui redoutait de ne jamais le revoir un jour. Nous sommes tous les quatre côte à côte maintenant mais il n’a pas daigné me regarder une seule fois. Enfoiré. Son pote lève la main pour se faire remarquer et s’adresse à Jane. « Bonjour. Colin : L'homme à la cravate. » Je craque un sourire, amusée sans le comprendre par son timbre plein d'assurance. Jane réagit au quart de tour. « Oh, notre fameux témoin. Heureuse de te rencontrer enfin. J'ai beaucoup entendu parler de toi. » Sa voix s’est faite si claire qu’une seconde, elle me parait chanter. Tony s’incruste, sûrement agacé qu’on n’ait pas parlé de lui depuis la moitié d’une terrible minute. « En long et en large, ça a bien dû me prendre trois secondes. » Je pouffe niaisement malgré moi et m’en veux si bien que je m’agite et cache le tout dans un raclement de gorge. Le dénommé Colin se tourne vers son crétin. « Mais le cœur y était. » Il est bien magnanime, cet engin. Il me parait incroyablement sympathique, quand il sourit à Jane. « Sachez que c'est réciproque, très chère. »

« Il n'a dit que du bien, ou presque. » elle le rassure avant de se tourner vers moi. « Lia, c'est lui, Tony, le fameux père de mes cinq enfants. Et voici notre témoin. Papa, je te présente Lia. » Je mords ma langue, secouée par un hochement de tête imperceptible et incrédule. Putain. Mes yeux se rivent au fond des siens qui dans mon souvenir n’étaient ni si clairs, ni si beaux. « Anthony. » traine ma voix comme une insulte. « Cruella. » Connard. « Vous vous connaissez déjà ? » Ah oui. Ah, quand même. Ça se voit tant que ça ? Je fouille le regard innocent de Jane avant que tout ne tire trop dangereusement sur le coin de mes lèvres. Putain… Ils forment une dangereuse équipe. Tony inspire et je m’attends à l’agacement qui viendra pincer mon ventre. « J'ai bouffé ses popcorns au cinoche. Elle était jalouse de mes nibards, ça c'est mal terminé. » Il s’est tourné vers son auditoire et a dit le tout bien vite, sûrement peu fier de la véritable fin de l’histoire. Je mords ma lèvre en fouillant ma mémoire. « Pas pour tout le monde. » La mienne s’est trouvée sur et sous le corps d’Eddie à qui j’impose et implore sans merci. Une soudaine légèreté me prend la tête, je me penche vers Jane. « J'ose pas imaginer où il t'a emmené pour votre lune de miel. » Tony s’interpose, visiblement heureux de changer de sujet. « On est allés dans un jardin pour faire nos bébés. Mais on avait d'abord mangé un pique-nique, on n'est pas des bêtes. » Mon dieu. J’essaie de comprendre ce qu’elle lui trouve, en dehors de l’évident. Rien ne me vient sinon une urgence de le frapper au cou pour le faire taire. « Et Jane, à quel moment t'es-tu rendu compte que Tony était une meuf ? » Ah ! Je le savais. Je t’aime bien, toi. Par où commencer ? « Quand il a mentionné une méchante de dessin-animé, peut-être ? » Tony nous balaye d’un geste de la main en se penchant vers Jane qu’il a, on ne sait comment, l’air d’avoir complétement envouté. « Ne les écoute pas, ils sont jaloux, ils aimeraient tâter. » Plutôt crever que d’admettre que l’image m’a vrillée les pensées. Une ou deux fois. Okay, peut-être trois. Jane lui sert un clin d’œil le faisant chanceler et rajoute dans un sourire que « Ce n'est pas une meuf, il est sensible, c'est tout. » Et j’ai du mal à saisir la différence.

Je le sonde un instant, me remémorant la vision du soutien-gorge léopard qu’il avait étiré sur son torse, et décide que décidément, non, je n’ai pas la patience. « Merci Maman. Et puis » il pointe Colin du menton « celui-ci a des ancêtres dégueulasses et celle-là » moi, « descend d'une ancienne tribu de folles à cheval, ou quelque chose comme ça. » Je vais le prendre comme un compliment. Son Colin ne semble pas faire la même résolution. « N'insulte pas mamie Dino... Elle n'a pas eu une vie facile. » Et à ce point, je n’ai même plus envie de savoir, pas le courage de poser la moindre question. Je jurerais que Tony sautille et qu’il ne saurait sortir ce qui l’excite assez vite. « Toi aussi tu t'es dit qu'elle avait morflé pendant les récrés de l'antiquité ? » Il penche la tête, complice à en crever, comme s’il l’avait surpris en pleine connerie. « Lapinouuu ! » Mais… quoi ? « C'est donc toi le descendant de Maria Salviati ? On a failli être cousins. » Attendez. On peut s’y arrêter, ou pas ? « Lapinou ?... » je souffle, maintenant à moitié persuadée que cette conversation n’a rien de réel, je dois halluciner. Mais même les recoins les plus sordides de mon imagination se trouveraient incapables de pondre des atrocités pareilles. « Le descendant officiel, certifié avec une médaille bovine et tout le reste. » À ce point-là, j’abandonne. Je les laisse faire et lâche prise, époustouflée de constater que Jane, elle, s’accroche. Même pire, elle s’amuse. « J'espère que les gènes de la perte de cheveux ont sauté plusieurs générations, mais en effet, d'après les derniers flashs infos, j'ai du Salviati en moi. Lapinou est juste jaloux parce qu'on a jamais exposé sa mamie dans un musée. » L’autre penche la tête et une mèche de cheveux vient barrer ses yeux bleus. « Elle danse encore au Crazy horse ma Mamie, tu sais bien. » Je me sens faire la moue, si elle existe vraiment, elle lui irait à merveille. « Les détails glauques de ton enfance dérangée ne regardent pas ces demoiselles, allons. » J’ai ce mot en horreur, demoiselle. Je pourrais lui serrer la quille à lui en faire dilater la pupille. « Je vois pas c'qu'il y a de glauque dans l'exposition suave et mal éclairée des varices de ma mémé. Mais bon, t'es délicat. » Ils se regardent en ayant l’air de se dire trois cent trucs à la fois. Ils ont dû naitre dans le même terrier ces deux-là, on a dû cogner leurs tempes contre le même arbre, créant les mêmes adorablement pénibles déficiences.

« Au fait, vous vous connaissez depuis longtemps toutes les deux ? » Il parle de nous deux, mais ne regarde que Jane. Elle me regarde avant de répondre et la bouffé de tendresse qui me prend me fait me demander ce qui a pu créer nos propres mêmes adorables déficiences. « Une semaine après nos retrouvailles au musée. Pour ça que Lia n'était pas au mariage. » Ses yeux se braquent tous feux vers moi, brillant de cette lueur excitée que je lui ai connu plusieurs fois déjà. Alors d’accord, on est repartis. Quelque chose pince les bords de mon cœur qui ne l’admettra jamais mais se régale de nos échanges. Pour un peu, il m’aurait manquée. Il est si heureux qu’il en serait presque adorable. « Aaah, enchainée quelque part dans un donjon de velours ? » Toquard. Je médite sur mes possibles errances qui reviennent souvent à la même insatiable direction. Chez lui. « Assise, en fait. Sur la barbe d'un maitre-nageur. C'était sympa, je t'aurais bien invité mais... » J’hausse les épaules, désolée. « Pas partageur ? » Oh, je mords un sourire, mes yeux se reserrent. « Une gonzesse par lit, ça me suffit. » « POPOPO ! » J’en aurais sursauté, Colin a explosé comme s’il le retenait depuis des siècles et je me marre sous les éclats de sa voix qui souligne le tout d’une brûlure intersidérale. Tony accuse le coup et je sens une complicité nouvelle me lier à son ami dont la réaction inattendue me fait me dire que son niveau d’amabilité frôle l’illégal.

Jane recadre tout et je me dis qu’à son tour, elle doit chercher à comprendre. Savoir d’où me vient ce rapport à sa version connue de Tony. « Et si vous nous expliquiez ce qu'il s'est passé après que Papa a mangé les mauvais pop-corns ? » Un sursaut d’indulgence, surement motivé par ce que vient de lui infliger son ami, me pousse à contempler Apollon avec une forme de douceur. Par où commencer ? « Je lui ai proposé une aventure au rabais. » « J'ai dit oui. » Ma poitrine ressent un écho de ma gratitude surprise, quand il le dit. Je promène mon regard entre Colin et Jane, me demandant lequel des deux sera le moins surpris par la suite. Tony ne me quitte plus des yeux et surveille mes lèvres avec insistance. « Il m'a emmenée dans un sex shop. » L’odeur de son encens me semble d’ailleurs ne jamais m’avoir complétement abandonnée, tant elle fut entêtante. « Ah, ça devient croustillant, là... » Je craque un sourire en coin à Colin. Il aurait dû venir. « J'y ai découvert son vrai visage de garce tortionnaire. » Oh, quel amour. « Il a adoré la moindre minute. » Je corrige. Il a soudain l’air d’un chiot laissé en bord de route. Sous la pluie. La veille de Noël. Près des cris affamés des loups. « Elle m'a laissé en plan avec un femâle carrément nul aux échecs. » Mon rire sursaute et me prend de court. Quoi ? « T'as joué avec ? » J’en reviens pas. Il me parait soudainement si mignon qu’il en devient comestible. « Je l'ai défoncé. Pas comme il ou elle aurait aimé, mais... » Quel con. « L'important c'est qu'elle m'a abandonné sans excuse. » Je me demande s’il est sérieux, s’il a sincèrement été vexé par son abandon. Je vais l’apitoyer, qu’il voit ce qu’il me fait. « C'était mon anniversaire. Ça compte ? »
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